[conférences] «Une bouche en toute sécurité » ADF 2014.


Biofilm microbien développé sur un rotor de turbine et recouvert par un film de lubrifiant. (Photo parue dans Today du 28 novembre 2014)
1 déc. 2014 | News France

ADF 2014 : conférences «Une bouche en toute sécurité »

by Dental Tribune International
PARIS, France : Sous la responsabilité scientifique du Dr Lucien Brisset (UFR de Strasbourg), une série de conférences sur la thématique de la réglementation et des recommandations en hygiène et stérilisation a été donnée lors du congrès de l'ADF qui s´est déroulé du 25 au 29 novembre 2014. Les objectifs de ce programme de conférences étaient de faire le point sur la problématique au cabinet dentaire et de découvrir les clés pour organiser simplement la mise en pratique des mesures d'hygiène et de stérilisation.
L’hygiène, l’asepsie et la stérilisation des dispositifs médicaux réutilisables sont devenues au cours des deux dernières décennies une préoccupation quotidienne du praticien soucieux d’assurer la qualité et la sécurité des soins qu’il prodigue.

Par ailleurs la loi a confirmé sans aucune exception que « les professionnels de santé […] exerçant en dehors des établissements de santé, veillent à prévenir toutes infections liées à leurs activités de prévention, de diagnostic et de soins. » (Art. L3114-6 du Code de la santé publique).

De même les articles Article R4127-204 et 269 du Code de la santé publique stipulent clairement que le chirurgien-dentiste ne doit en aucun cas exercer sa profession dans des conditions susceptibles de compromettre la qualité des soins et la sécurité des patients grâce à l’installation et la mise en œuvre de moyens techniques répondant aux règles en vigueur concernant l’hygiène.

Pour assumer leurs obligations légales et leur statut juridique en cas de litige, les organismes nationaux tels que la Haute autorité de santé, la Direction générale de la santé ou encore l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ex AFSSAPS) ont publié à l’adresse des praticiens des recommandations sous la forme de guides qui, depuis l’arrêt du Conseil d’État du 27 avril 2011, sont considérées comme faisant partie des « données acquises de la science ». Ces recommandations entrent donc dans le champ de l’arrêt Mercier de 1936 et deviennent des actes obligatoires engageant, en cas de non-respect, la responsabilité du praticien.

Les différents concepts développés dans ces guides sont fondés sur les précautions standard qui doivent être mises en oeuvre « par tout soignant lors de tout soin à tout patient quel que soit son statut infectieux » (Circulaire DGS/DH - n° 98/249 du 20 avril 1998). En médecine bucco-dentaire on distingue six précautions standard :

• L’hygiène de l’équipe soignante : tenue, hygiène des mains.
• La mise en oeuvre des protections individuelles : gants, masque, lunettes.
• Le traitement des dispositifs médicaux (DM) réutilisables : critiques, semi-critiques et non critiques. 
• L’hygiène de l’environnement: architecture et organisation des locaux, hygiène des locaux.
• Le traitement des déchets d’activité de soins : DAOM, DASRI, déchets d’amalgames et de mercure.
• La prévention des accidents d’exposition au Sang (AES) : vaccination et formation du personnel, auxquelles s’ajoutent des précautions complémentaires notamment en chirurgie buccale.

Le traitement des dispositifs médicaux réutilisables est sans aucun doute LE sujet qui a généré le plus de polémiques, de doutes et de fausses bonnes idées dans l’esprit des praticiens. Souvent par manque de formation (initiale et continue) et de repères (règles de bonnes pratiques, normes) ceux-ci ont trop souvent eu recours à des « systèmes personnalisés auto-satisfaisants » qui, malgré tous les efforts consentis et les moyens financiers alloués, présentaient en fin de compte une efficacité toute relative ne leur permettant pas de garantir la qualité et la sécurité des soins.

Les règles de bonnes rratiques de retraitement des dispositifs médicaux réutilisables critiques et semi-critiques :

Calquées sur les règles de bonnes pratiques hospitalières, elles ne doivent pas être considérées par le praticien comme « des contraintes annexes » mais comme des repères fiables, lui permettant d’organiser en toute sécurité et avec toute l’efficacité règlementaire voulue le retraitement des dispositifs médicaux contaminés au cours des soins par le sang, la salive, le pus ou les débris tissulaires.

Ainsi la chaine de production d’instruments stériles au sein du cabinet dentaire libéral est articulée autour des trois étapes indissociables que sont la pré-désinfection, le nettoyage et la stérilisation proprement dite.
Au fil des ans, les industriels ont proposé aux chirurgiens-dentistes de très nombreux équipements destinés à diminuer les non conformités et atténuer l’effet chronophage, répétitif et surtout non reproductible des procédures manuelles exécutées par le personnel du cabinet dentaire.

C’est ainsi que sont apparus des équipements de pré-nettoyage (cuve à ultrasons, générateurs de vapeur), de nettoyage (laveurs désinfecteurs) ou de stérilisation (soudeuses, autoclaves à vapeur d’eau saturée) associés à des systèmes informatiques permettant de tracer les procédures de retraitement des dispositifs médicaux conformément à la réglementation en vigueur en France.

Trop souvent présentées comme des machines « miracles », « uniques » voire « révolutionnaires », « validées par des experts », testées dans des « universités de renom » puisqu’étrangères, certains de ces équipements mettaient en oeuvre des procédés qui n’avaient qu’un rapport lointain avec la réglementation française et européenne en matière de retraitement des dispositifs médicaux.

Pour éviter cet écueil, les organismes de normalisation (AFNOR, CEN) ont mis en place des normes permettant au praticien de sécuriser d’une part les procédures de production et d’autre part de sécuriser les investissements. Ces normes représentent donc des critères de choix que tout praticien devrait avoir à l’esprit avant toute décision d’acquisition.

Une fois ces équipements identifiés, il convient de les intégrer dans la chaine de production grâce à des procédures de qualification (opérationnelle et de performances) démontrant, qu’une fois installés et utilisés conformément à leur mode opératoire, ils fonctionnent de façon constante conformément aux critères prédéterminés par le praticien.

Malgré cela le retraitement de certains dispositifs médicaux comme les porte-instruments rotatifs contaminés au cours des soins reste pour le moment un problème non résolu soit que les automates de traitement proposés ne réalisent pas une procédure de nettoyage voire de stérilisation conforme aux règles de bonnes pratiques soit que l’efficacité du traitement notamment des surfaces internes de ces dispositifs n’a pu être démontrée par des tests adéquats. Il faudra donc attendre l’arrivée d’une nouvelle génération de laveurs désinfecteurs lubrificateurs sécheurs (LDLS) spécialement dédiés aux porte-instruments rotatifs et conformes à la norme EN 15883 – 1 et 2 pour trouver une solution à cet épineux problème.

La recrudescence des procédures juridiques envers les praticiens les amène, en cas de litige, à devoir prouver, pour chaque acte réalisé, la qualité et la conformité des DM et matériaux utilisés au cours des soins. Pour ce faire une traçabilité des procédures de retraitement doit être mise en place.

Contrairement à certaines idées reçues, c’est avant tout une démarche d’organisation comportant un enchaînement d’étapes organisé autour d’enregistrements successifs comportant un niveau de détail optimal, réaliste, simple et efficace portant sur la totalité de la procédure de retraitement et non pas sur la traçabilité individuelle d’un instrument (T2I) impossible à réaliser en routine dans un cabinet dentaire libéral.

Souvent considérée comme une corvée, la traçabilité dans laquelle l’informatique prend à l’heure actuelle une importance grandissante, est pourtant le seul moyen pour le praticien de démontrer, en cas de litige, ses bonnes pratiques concernant le retraitement des dispositifs médicaux.

Le traitement d’un dispositif médical non critique : l’unit dentaire. 

Loin de constituer une tâche annexe l’entretien de l’unit dentaire fait l’objet actuellement d’une attention toute particulière en raison du risque avéré de contamination croisée par l’eau transitant dans les circuits internes utilisée pour le refroidissement des instruments rotatifs ou pour la détersion du champ opératoire.

D’autre part, le système d’aspiration, vecteur de liquides biologiques, d’eau ou de particules diverses contaminées, offre des conditions idéales pour la prolifération des germes et la formation d’un biofilm microbien qui pourront, soit par contact soit par reflux dans la cavité buccale du patient être à l’origine, là encore, d’une contamination croisée au cours des soins.

Un mauvais entretien de ces circuits impacte bien évidemment tous les efforts consentis pour le traitement des dispositifs médicaux critiques et semi-critiques utilisés sur cet unit. Des procédures de surveillance (analyse des eaux aux points d’entrée et aux points d’utilisation, nettoyage des conduits d’aspiration dans un laveur désinfecteur…) doivent être mises en place avec une périodicité écrite et archivée planifiant les entretiens journaliers, hebdomadaires ou mensuels.

Enfin la contamination des surfaces externes de l’unit par contact ou par l’air ou encore les gouttelettes contaminées générées lors des soins doit faire l’objet d’une procédure de traitement soit par un nettoyage désinfectant entre chaque patient soit par un bio-nettoyage en début ou en fin de journée.

La règlementation, les règles de bonnes pratiques, les normes sont des guides et des références édictées pour faciliter et organiser le travail de l’équipe soignante qui assurera en les respectant la sécurité et la qualité des soins qu’elle dispense. 

Note de la rédaction : Cet article est paru dans le Today du congrès de l´ADF du 28 novembre 2014.

Références : 

1. Infections liées aux soins réalisés en dehors des établissements de santé : guide de prévention, DGS, 2006.
2. Guide de prévention des infections liées aux soins en chirurgie dentaire et en stomatologie. Ministère de la santé, DGS, juillet 2006.
3. Grille d’évaluation pour la prévention des infections associées aux soins, Association Dentaire Française, 2013 .
4. Conditions de réalisation des actes d’implantologie orale : environnement technique, HAS, 2008.
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Interview : « Les dents de Bowie étaient comme tout le reste chez lui : différentes »



Le chanteur David Bowie (à gauche) a subi un traitement orthodontique dans les années 1990. Une artiste allemande a réalisé une reproduction de ses dents naturelles (à droite) (Photo : Everett Collection/Shutterstock, Jessine Hein)
26 janv. 2015 | News France

Interview : « Les dents de Bowie étaient comme tout le reste chez lui : différentes »

by Claudia Duschek, DTI
David Bowie a été sans aucun doute une figure emblématique dans la musique populaire des années 1970 et 1980. Il fait également partie des nombreuses célébrités qui ont subi des traitements dentaires cosmétiques. Dans les années 1990, il a fait remplacer ses dents typiquement tordues par un ensemble de couronnes. Inspiré par le look original et unique de Bowie, Jessine Hein, peintre et sculptrice allemande, a fait une reproduction des dents naturelles du chanteur. Dental Tribune International online a eu l'occasion de s'entretenir avec J. Hein au sujet de sa sculpture de prothèse dentaire et de sa perception de la beauté des dents.
Dental Tribune online : Jessine Hein, comment avez-vous eu l'idée de recréer des dents de David Bowie ?
Les dents de Bowie étaient comme tout le reste chez lui : différentes ! Loin de la norme esthétique, de la perfection, mais étonnamment belles dans l'univers de son apparence fantasque et miraculeuse. Son sourire révélait une imperfection qui le rendait plus réel, plus humain. Une imperfection portée secrètement inspire la sympathie. Bowie a été un modèle pour beaucoup de gens, et je pense que ses dents ont contribué à cela. La diversité de ses talents, son style emblématique, son physique incomparable et les différents univers qu'il a créé autour de lui, m'ont toujours impressionnés et inspirés. J'ai été incroyablement fascinée par les dents pendant une longue période. Donc, j'étais consciente de la perte occasionnée par la disparition de Ziggy Stardust et du changement de dentition de Bowie. Les dents font partie intégrante dans le processus de communication entre les humains. Elles sont inévitablement impliquées dans les actions du rire, de la parole, du cri et bien sûr du chant. Bowie a chanté pour nous à travers les interstices de ses dents mal positionnées et tordues et c'était magnifique ! Ainsi, m'ait venue l'idée de la sculpture. J'étais nostalgique des anciennes dents de Bowie.

La campagne « Un sourire pour la vie » : la FDI encourage à limiter la consommation de sucre


La campagne « Un sourire pour la vie » : la FDI encourage à limiter la consommation de sucre

Le sucre a des conséquences négatives importantes sur la santé bucco-dentaire, il peut abîmer l'émail des dents. (Photo : ptnphoto/Shutterstock)
2 févr. 2015 | News France

La campagne « Un sourire pour la vie » : la FDI encourage à limiter la consommation de sucre

by Dental Tribune International
GENÈVE, Suisse : La journée mondiale de la santé bucco-dentaire (WHOD) 2015 approche. Dans le cadre de sa campagne « Un sourire pour la vie », la Fédération dentaire internationale attire l’attention sur le fait qu’une consommation alimentaire sucrée trop fréquente influe sur le sourire. La fréquence des prises alimentaires est un facteur de risque de la carie dentaire plus important encore que la quantité de sucres consommés. La carie dentaire est la maladie, non transmissible, la plus courante dans le monde, et les recherches ont démontré qu’elle est principalement causée par le sucre.
Quand on mange ou que l’on boit quelque chose de sucré, les bactéries de la plaque se nourrissent du sucre et libèrent de l'acide qui attaque les dents pendant une heure environ. La consommation fréquente de sucre entraîne des attaques à l'acide prolongées, affaiblissant la couche protectrice extérieure des dents.
À propos de ce processus, le Dr Jaime Edelson, président de l'équipe WOHD de la FDI, a commenté : « Le sucre réagit avec les bactéries qui se trouvent dans la bouche. Celles-ci transforment le sucre en acide qui endommage l'émail. Au fur et à mesure, un trou peut se former dans la dent, ce qui nécessite le remplissage et peut certaines fois conduire à une extraction. En accordant une attention particulière au nombre de fois que nous consommons des boissons et aliments sucrés, nous pouvons réduire le nombre d'attaques à l'acide sur nos dents. »
La journée mondiale de la santé bucco-dentaire est l'occasion pour la FDI de mettre en avant les bonnes attitudes de soins bucco-dentaires à adopter afin de protéger au mieux les dents — pour la vie. On retrouve notamment parmi ces bonnes habitudes à prendre, le brossage avec un dentifrice fluoré (deux fois par jour), la diminution de la consommation d'aliments sucrés et de boissons entre les repas et l’utilisation de gomme à mâcher sans sucre, après les repas et collations, lorsque le brossage n'est pas possible.
Le président de la FDI, le Dr Tin Chun Wong a déclaré, « Le thème de la Journée mondiale de la santé orale 2015, « Sourire pour la vie! », a un double sens —avoir un sourire permanent et être heureux de vivre. Le sourire implique les notions de confiance en soi et de bien-être, les gens sourient seulement s'ils sont heureux et ont une vie saine. Prenez le temps d'examiner votre santé bucco-dentaire et de sourire à toutes les personnes autour de vous. »

Webinaire : une nouvelle option pour la photographie dentaire.


Webinaire : une nouvelle option pour la photographie dentaire

La photographie dentaire est très utile dans le travail quotidien de la pratique dentaire. (Photo : SHOFU)
12 févr. 2015 | News France

Webinaire : une nouvelle option pour la photographie dentaire

by Dental Tribune International
LEIPZIG, Allemagne : La photographie dentaire ne peut plus être considérée comme un luxe mais est devenue un outil essentiel pour la documentation dentaire, un support précieux pour la communication avec le patient ou avec le laboratoire dentaire. Elle aide à l'auto-évaluation et peut être utilisée comme un instrument de diagnostic qui devrait faire partie de la procédure standard dans la pratique dentaire. Le 23 février, Dental Study club vous propose de découvrir, dans un webinaire gratuit en langue anglaise, l’utlisation d’un appareil photographique numérique compact créé spécialement pour la dentisterie. À cette occasion, le dr Grodecki, utilisateur fera part de son expérience.
Prendre une photographie dentaire d'un patient est loin d’être une opération facile. En général, le dentiste doit maitriser des notions de la Macrophotographie notamment en raison des conditions de faible luminosité. Généralement, cela exige un haut-plateau du reflex numérique et des accessoires spéciaux, en plus de l’expérience et les formations nécessaires à leur utilisation.
L’appareil de photo numérique dentaire EyeSpecial C-II, conçu dès le départ exclusivement pour l'art dentaire et orthodontique, représente une nouvelle approche de la photographie dentaire. Capturer l’arcade dentaire dans sa globalité ou prendre une photo d’une seule dent est dorénavant devenu un jeu d’enfant. Idéal pour la photographie intraorale, ses préréglages permettent la réalisation de clichés en mode standard, chirurgie, miroir, anti-éblouissement, blanchiment, macro et isolation de teinte. La prise de clichés peut être réalisée par un assistant ou un novice en photographie. Les images de grandes qualités, la profondeur de champ exceptionnelle et les résultats garantis font de cet appareil photo numérique EyeSpecial C-II le premier choix pour tous les praticiens qui veulent compléter leur prescription de laboratoire ou de plan de traitement avec des images parfaites intra et extra orales. Il offre également de nouvelles options pour faire de la photographie dentaire un outil encore plus utile et plus pratique au quotidien.
Après un bref aperçu des différents types d’appareils photos numériques adaptés à la photographie dentaire, le conférencier du webinaire analysera les atouts de l’appareil photo EyeSpecial C-II spécifique à la dentisterie. Il s’attaquera au problème de reflets du flash (ou des diodes) sur les dents et donnera des conseils pratiques sur la prise de clichés dentaires et orthodontiques.
Le webinaire gratuit, d'une heure, intitulé « Dental digital camera EyeSpecial C-II - une nouvelle option pour la photographie dentaire », sera retransmis en direct, le lundi 23 février à 17 h. Les participants auront la possibilité de poser des questions via une fenêtre de chat.
Pour vous inscrire au webinaire, rendez-vous sur le site DT Study Club

Comparaison de deux solutions anesthésiques d'articaïne et de lidocaïne à 4 % au moyen d'une étude diploïque.

Études
Écrit par les Drs Alain VILLETTE et Thierry COLLIER   
Lundi, 15 Juillet 2013 13:57
Objectifs de l’étude :
1 - comparer l’efficacité de solutions d’articaïne et de lidocaïne de même concentration, soit 4 % 
2 - accessoirement, vérifier l’aptitude de l’anesthésie diploïque à comparer 2 solutions anesthésiques 
Type d’étude : double aveugle, prospective, en bouche partagée, sur sujets sains volontaires. 
Résultats :
1 - le taux de succès, pour l’articaïne, a été de 82,9 % ; pour la lidocaïne, il a été de 75,6 % 

2 - le délai d’apparition était similaire, et très court pour les deux solutions 
3 - la durée de l’anesthésie pulpaire obtenue était nettement plus longue (+90,6  %) pour la solution d’articaïne (11  min 47 s) que pour la lidocaïne (6 min 11 s) : ce résultat est statistiquement significatif (0,010,05)
4 - il y a une grande variabilité de réceptivité individuelle aux différentes molécules anesthésiques, puisque, dans 28,57 % des cas, c’est la lidocaïne qui présentait une durée d’action supérieure à l’articaïne (« effet sujet ») 
5 - on n’a observé aucun effet indésirable pour les deux solutions 
Mots-clés : articaïne 4 %, lidocaïne 4 %, anesthésie diploïque, anesthésie ostéocentrale.

[ thèse / mémoire ] Préservation de la vitalité pulpaire dans le cadre d'une atteinte carieuse profonde : concepts actuels.

Résumé :    La pulpectomie, bien que courante dans notre pratique quotidienne, n'est donc pas entièrement satisfaisante. C'est pourquoi l'apparition de techniques de préservation de la vitalité pulpaire réduisant les indications de traitement canalaire, sont à prendre en compte et à inclure dans notre pratique (Demant et coll. 2012 ; Fransson 2012). L'objectif de cette étude est de recenser, dans le cadre de lésions carieuses profondes avec ou sans symptomatologie, les concepts actuels, leurs indications, les techniques thérapeutiques mais aussi les matériaux à notre disposition.

Comparaison des mordançage total ( TE ) et Self Etch ( SE ) ​​adhésif pour le placement des restaurations.

Source: Journal of Conservative Dentistry. Jan/Feb2015, Vol. 18 Issue 1, p20-24. 5p.
conclusion : le Total etch est plus sur que le self etch 


[Résumé de l'auteur] (traduit)

Il ya des études limitées sur la comparaison des mordançage total ( TE ) et Self Etch ( SE ) ​​adhésif pour le placement des produits d'étanchéité . Objectifs : L'objectif de l'étude était de comparer la rétention des scellements de sillons placés en utilisant TE adhésif à ces produits d'étanchéité placé en utilisant SE ( septième génération ) adhésif. Réglages et design: L'étude a été menée dans la section dentaire, Aga Khan University Hospital . Cette étude était un seul essai randomisé en aveugle avec une conception de la bouche fendue . Matériels et Méthodes : L'étude a inclus 37 patients , 101 dents ont été inclus dans les deux groupes de l'étude. Le bras d'intervention a été traitée avec SE adhésif ( Adper Easy One , 3M ESPE , Etats-Unis) . Bras contrôle ont reçu TE adhésif ( Adper Single Bond 2 , 3M ESPE , Etats-Unis) avant l'application du mastic. Les patients ont été suivis après six mois d'évaluation de la rétention d'étanchéité . L'analyse statistique utilisé : accord de Interexaminer pour l'évaluation des résultats a été évaluée par Statistique Kappa et les résultats dans le groupe d'intervention a été évaluée par le test de McNemar . Résultats: Quatre-vingt- une paires de molaire ( 90 % ) ont été réévalués pour la rétention d'étanchéité . Rétention complète était de 56% dans le bras TE et 28 % dans le sud- bras avec un odds ratio ( OR) de 3,7 . Conclusions : étanchéité appliquées avec des adhésifs TE montrent taux de rétention d'étanchéité complète que SE adhésif supérieur. [Résumé de l'auteur].

[Résumé de l'auteur] (originale) :

Abstract:
Context: There are limited studies on comparison of Total etch (TE) and Self etch (SE) adhesive for placement of sealants. Aims: The aim of the study was to compare the retention of fissure sealants placed using TE adhesive to those sealants placed using SE (seventh generation) adhesive. Settings and Design: The study was conducted in the dental section, Aga Khan University Hospital. This study was a randomized single blinded trial with a split mouth design. Materials and Methods: The study included 37 patients, 101 teeth were included in both study groups. The intervention arm was treated with SE Adhesive (Adper Easy One, 3M ESPE, US). Control arm received TE adhesive (Adper Single Bond 2, 3M ESPE, US) before sealant application. The patients were followed after 6 months for assessment of sealant retention. Statistical analysis used: Interexaminer agreement for outcome assessment was assessed by Kappa Statistics and outcome in intervention group was assessed by McNemar's test. Results: Ninety-one pairs of molar (90%) were reevaluated for sealant retention. Complete retention was 56% in TE arm and 28% in SE arm with an odds ratio (OR) of 3.7. Conclusions: Sealants applied with TE adhesives show higher rate of complete sealant retention than SE adhesive. [ABSTRACT FROM AUTHOR]


[conférence en direct] Echecs en dentisterie adhésive : causes et prévention.



Dépassons les frontières pour partager notre expérience ! En pratique quotidienne, la finalité de tout traitement restaurateur et prothétique réside dans son intégration biologique, esthétique et fonctionnelle. La pérennité de ces restaurations dépend non seulement du ou des matériaux choisis, mais aussi de leur mise en oeuvre. Pourtant, combien de restaurations collées sont encore déposées chaque jour pour persistance de sensibilités post opératoires ou pour raison esthétique ? Combien tombent spontanément sans qu’on n’en connaisse la raison ? Ne vous est-il jamais arrivé de voir un joint prothétique se colorer sans savoir pourquoi ni que faire ? Bref, nous allons lors de cette séance essayer de comprendre l’influence de l’opérateur sur ces traitements, mais surtout de trouver les bonnes pratiques pour nous prémunir de ces échecs, et de bien d’autres ! 

1. Les échecs en dentisterie adhésive directe dans les secteurs postérieurs, par Annie Saint Georges (Université de Montréal, Québec) 





Les résines composites ont changé considérablement depuis leur introduction au milieu des années 1960 et ce, grâce aux améliorations apportées au niveau de leurs propriétés physiques et mécaniques. De nos jours, basés sur les recherches de laboratoire et clinique, la mise en place d’une restauration en résine composite combinée à une utilisation appropriée d’une résine adhésive est une alternative acceptable, voire même souhaitable, pour les dents postérieures qui nécessitent d’être restaurées. Bien que la longévité des restaurations adhésives directes en composite semble être comparable aux restaurations en amalgame, il est primordial de comprendre que cette longévité est directement reliée à certains facteurs tels que la largeur de la restauration, le risque carieux que présente le patient mais aussi, la technique utilisée par le dentiste. Il ne fait aucun doute que la mise en place d’une restauration adhésive directe au niveau du segment postérieur représente des défis auxquels le dentiste est confronté et pour lesquels il se doit d’être suffisamment méticuleux pour les contrer. L’un de ces défis est d’arriver à faire le collage de la restauration grâce à l’application d’une résine adhésive qui se doit d’être appliquée simultanément sur l’émail et la dentine. Déjà, cela représente un exploit en soit puisque ces deux tissus dentaires calcifiés sont structurellement différents et réagissent différemment selon la technique adhésive utilisée, à savoir celle qui utilise le mordançage total ou l’autre catégorie, l’auto mordançage. La réalisation d’une restauration en résine composite est un art, non seulement au niveau du résultat esthétique dont il est possible d’obtenir, mais aussi au niveau de son exécution. Comme un artiste, le dentiste ne peut se permettre de sauter une étape dans l’espoir d’accélérer la procédure car le risque d’échec est trop grand. En effet, l’obtention du résultat final nécessite tellement d’éléments clés sur lesquels le dentiste doit porter une attention particulière. Si l’un de ces éléments fait défaut, à savoir l’isolation du champ opératoire, l’application de la résine adhésive, l’insertion et la polymérisation de la résine composite, les effets secondaires se font ressentir très rapidement. L’un de ces effets secondaires est la sensibilité post-opératoire. La sensibilité sous une restauration directe peut créer une sensation désagréable pour le patient et représenter un véritable casse-tête pour le dentiste puisque les causes peuvent être multiples. La connaissance des matériaux susceptibles de minimiser cette sensibilité résiduelle et l’utilisation d’un protocole clinique empreint de rigueur sont essentielles au traitement d’une dent pulpée recevant ce type de restauration. La création d’un point de contact adéquat, c’est-à-dire suffisamment fort et de bonne dimension, autant bucco-lingualement qu’occluso-gingivalement, est un autre défi auquel le dentiste doit faire face lors de la réalisation d’une Classe II en résine composite. Plusieurs systèmes de matrice existent et ils sont tous pertinents à un moment ou à un autre, selon les situations et les cas cliniques. Évidemment, certains trucs et astuces doivent être parfois jumelés à ces matrices et aux coins de bois pour obtenir une forme de contour proximale et une embrasure gingivale adéquates. 

2. Comment éviter les échecs des restaurations directes du secteur antérieur, par Marie Clément (Université de Lyon)




 Devant une perte de substance faible à moyenne au niveau antérieur, la méthode directe de stratification de composite répond à tous nos impératifs. Celle-ci autorise également une préparation minimale, répondant à un concept de dentisterie la moins invasive possible. Ces restaurations directes du secteur antérieur sont donc aujourd’hui largement utilisées dans notre pratique quotidienne. L’évolution des composites traditionnels vers des composites à haut rendu esthétique, conçus pour la technique de stratification, l’utilisation de clés en silicone et le positionnement de petites masses de composite de manière anatomique, permettent aujourd’hui de réaliser des restaurations de grande qualité mécanique, fonctionnelles et esthétiques. Toutefois une telle séance constitue souvent un challenge pour le praticien et un geste thérapeutique difficile à conduire. En effet, des échecs peuvent survenir. Ces derniers sont essentiellement de deux types au niveau antérieur : les échecs mécaniques et les échecs esthétiques. Les échecs mécaniques, constitués par la dégradation ou le décollement des restaurations, peuvent être évités avec un choix du matériau adhésif spécifique à ce secteur, et une procédure clinique rigoureuse qui sera détaillée. Les échecs esthétiques sont eux majoritairement constitués par des problèmes de forme de couleur, d’état de surface ou encore de visibilité du joint. L’analyse pré-opératoire de la ou des dents à restaurer est indispensable afin de mettre en place une méthodologie opératoire raisonnée pour des restaurations fonctionnelles et esthétiques dans ces secteurs antérieurs. La qualité esthétique d’une restauration est liée principalement à sa capacité à simuler l’ensemble des caractéristiques optiques des tissus naturels que sont la dentine et l’émail. Dans le but d’obtenir une simulation la plus proche possible de ces tissus, les techniques de stratification, avec un choix de matériaux adaptés, seront décrites et la procédure clinique rigoureuse, essentielle à la réussite et à la pérennité de ces restaurations, sera détaillée étape par étape 

3. Approche clinique rationnelle visant à limiter le risque d’échec des restaurations indirectes collées, par Alain Vanheusden (Université de Liège, Belgique) 


Les techniques de prothèse fixe conventionnelles de ponts et couronnes sur dents naturelles, voient aujourd'hui leurs indications diminuer au profit de techniques plus respectueuses de l'organe dentaire et de son environnement. Celles-ci associent une réduction minimale des tissus amélo-dentinaires encore présents et la restauration de la dent grâce à une liaison physico-chimique performante et durable entre la restauration et le pilier. Cette philosophie de traitement interceptive s'inscrit dans le concept thérapeutique de la bioémulation qui consiste à traiter une dent en réduisant au strict minimum son capital tissulaire et en la restaurant par un biomatériau adapté à sa composition, sa fonction et son esthétique. Elle permet, en outre, d'augmenter sa durée de vie en réduisant significativement les complications biologiques et/ou de retarder son remplacement par un implant. Si ces techniques se montrent aujourd'hui, au moins, tout aussi performantes et fiables que d'autres plus traditionnelles, elles nécessitent toutefois une bonne connaissance des biomatériaux à employer ainsi que le respect de protocoles cliniques rigoureux. L'objectif de cette séance « internationale » est d’insister sur les principaux éléments cliniques qui sont susceptibles d’influencer l’échec ou la réussite de l’ensemble de nos thérapeutiques faisant appel à l’adhésion, qu’elles soient antérieure, postérieure, directe ou indirecte. Nous verrons donc : • comment mettre en oeuvre sereinement ces thérapeutiques adhésives, • comment optimiser nos résultats esthétiques, et leur durée de vie, • et enfin quels matériaux (colles, adhésifs, composites, …) choisir en fonction des actes réalisés.

Congrés de medecine dentaire en grand maghreb.

[Etude] Sport de compétit ion: bon pour les dents?

Les athlètes de haut niveau: un groupe à risque


On les imagine avec une hygiène de vie irréprochable. Pourtant, c‘est peutêtre la pratique du sport à très haute dose qui cause des problèmes dentaires aux sportifs de haut niveau. L‘an dernier, une étude réalisée sur 278 athlètes durant les Jeux olympiques de Londres en 2012 a été publiée dans le British journal of sport medicine. Elle met en lumière la mauvaise santé dentaire de ces sportifs de haut niveau: caries, érosion dentaire, gingivite... Une équipe de l‘université allemande d‘Heidelberg a voulu aller plus loin, pour savoir pourquoi les dents de ces sportifs étaient dans un tel état et si cela avait un rapport avec leur activité physique. Ils ont mené leur étude sur un panel de 70 hommes et femmes, composé pour moitié de triathlètes et pour moitié d‘adultes non-athlètes mais en bonne santé. Ils ont renseigné leur régime, leur consommation
de sodas et autres boissons énergisantes, leur hygiène de vie, etc. Les chercheurs ont analysé leur dentition et leur salive. A priori, les chercheurs soupçonnaient les boissons et les régimes alimentaires des sportifs d‘être responsables de leurs problèmes dentaires. Mais l‘étude – qui méritera cependant d‘être complétée en raison du panel relativement restreint – a montré un tout autre résultat. Le groupe d‘athlètes présentait des cas d‘érosion dentaires et de caries significativement plus élevés que les non-sportifs. Ces cas étaient plus élevés chez les athlètes passant le plus de temps à s‘entraîner. D‘ailleurs, après une séance de sport, les chercheurs ont observé que les sportifs avaient moins de salive. Leur bouche était plus sèche, qu‘ils consomment ou non de l‘eau ou d‘autres boissons durant l‘exercice. La salive elle-même était de plus en plus alcaline, ce qui peut notamment engendrer le développement de plaques dentaires.

[Radioprotection] Les cinq commandements du chirurgien dentiste.

De la déclaration des installations de radiologie à la formation de la personne compétente en radioprotection (PCR) en passant par les suivis dosimétriques, ce qu'il faut savoir de nos obligations en radioprotection.
Une synthèse cosignée par l'Ordre, l'ADF, la CNSD et l'UJCD

Les 5 (cinq) commandements du chirurgien dentiste.
1 . DÉCLARER SON INSTALLATION .
2 . SE FORMER À LA RADIOPROTECTION DES PATIENTS.
3 . DÉSIGNER UNE PCR.
4 . EFFECTUER LES CONTRÔLES ET LA MAINTENANCE. 
5 . PROTÉGER ET FORMER LE PERSONNEL.


Ies instances professionnelles sont régulièrement sollicitées par les confrères sur ■■ la question de leurs obligations en matière de radioprotec-tion. Afin de les aider, l'Ordre, l'ADF, la CNSD et l'UJCD ont réalisé une synthèse de ce qu'un chirurgien-dentiste doit savoir et surtout faire pour respecter la réglementation dans le domaine. Celle-ci porte sur la déclaration du matériel, la formation à la ra-dioprotection des patients, la formation de PCR, les contrôles et la maintenance du matériel et, pour les cabinets employant des salariés, la formation et la protection du personnel.

1 . DÉCLARER SON INSTALLATION                                                                                      .

Tous les appareils de radiodiagnostic d'un cabinet dentaire doivent faire l'objet d'une déclaration auprès de la division territoriale de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN). Cette obligation a évolué au cours du temps, passant le 20 juin 2004 du régime d'agrément attribué à un seul appareil et valable dix ans à celui de déclaration, pour l'ensemble des appareils du cabinet, valable cinq ans.

2 . SE FORMER À LA RADIOPROTECTION DES PATIENTS.

Tous les praticiens doivent suivre et valider une formation à la radio-protection des patients avant le 20 juin 2009. Cette formation doit être conforme aux annexes I et II-4 de l'arrêté du 18 mai 2004. A l'issue de celle-ci, l'organisme formateur délivre au praticien ayant suivi la formation un document attestant de sa validation. Ce document doit être tenu à la disposition des agents chargés du contrôle. Cette formation devra être réactualisée tous les dix ans.

3 . DÉSIGNER UNE PCR

Au titre du Code du travail, la personne compétente en radiopro-tection assure, sous la responsabilité de l'employeur, différentes issions :
•articipation à l'élaboration du dossier de déclaration ; • évaluation de la nature et de l'ampleur des risques auxquels sont confrontés les travailleurs (R. 4456-10) et organisation de la radioprotection (participation aux analyses de postes de travail, à la définition des objectifs de dose, à la délimitation des zones réglementées, à la vérification de la pertinence des mesures de protection mises en œuvre...) 

4 . EFFECTUER LES CONTRÔLES ET LA MAINTENANCE 

Trois contrôles différents sont obligatoires en matière de radioprotection. Les contrôles d'ambiance permettent d'évaluer l'exposition des personnels. Les contrôles techniques de radioprotection ont pour but de s'assurer de l'efficacité de l'organisation et des dispositions techniques mises en place dans le cabinet pour assurer la radioprotection des personnels, mais aussi du public et de l'environnement Enfin, les contrôles de qualité permettent d'évaluer le maintien des performances des appareils de radiologie et concourent à la radioprotection des patients.

5 . PROTÉGER ET FORMER LE PERSONNEL

 La protection du personnel du cabinet dentaire contre les rayonnements ionisants doit être assurée conformément au Code du travail. L'article R. 4453-14 oblige notamment le praticien employeur à constituer des fiches d'exposition individuelles à transmettre à la médecine du Travail. Elle permet une démarche globale d'évaluation des risques en identifiant les sources de danger