Ces maladies qu’une mauvaise hygiène dentaire

Afin de démontrer les risques induits par un déficit d'hygiène dentaire, un documentaire de la BBC a demandé à un médecin britannique d'arrêter de se laver les dents pendant deux semaines. Les conséquences se sont révélées plus importantes que prévues.

Atlantico : Pendant cette période de deux semaines sans brossage de dents, le cobaye volontaire a développé une infection sévère des gencives, faisant craindre une perte de dents. Est-ce là un phénomène courant en cas de déficit d'hygiène ? Avec quel risques 


Harold Lhermite : Le phénomène le plus courant lorsque l’hygiène bucco-dentaire est négligée, voire comme c’est le cas ici, devenue inexistante, est l’apparition d’une gingivite (inflammation de la gencive) suivie éventuellement d’une parodontite (destruction des tissus de soutien de la dent, notamment l’os).
Ces deux états pathologiques sont dus à l’accumulation de bactéries pathogènes qui infectent les tissus parodontaux : gencives, ligament alvéolo-dentaire et os.
Si la gingivite est totalement réversible, une fois l’hygiène retrouvée et un nettoyage prophylactique professionnel réalisé, la parodontite, elle, ne l’est pas. 
On comprend aisément qu’un déficit d’hygiène buccale peut, dans une frange non négligeable de la population, engendrer une perte osseuse (associée à une rétractation des gencives et l’exposition disgracieuse des racines des dents). Si elle n’est pas prise en charge par un professionnel de la médecine dentaire, la destruction de l’os va entrainer la mobilité des dents puis à terme leur perte pure et simple.

Plus inquiétant encore, après avoir fait quelques tests, le cobaye s'est aperçu que l'infection gingivale s'était généralisée à tout son organisme. Son système immunitaire s'est donc grandement affaibli. Développer une inflammation chronique de la gencive, par manque d'hygiène, peut donc se révéler dangereux pour tout le corps humain ?

La relation entre santé buccale et santé systémique n’est pas un fait nouveau. Hunter W. (1910),au début du siècle, avait déjà évoqué la théorie de l’infection focale (i.e : à distance du foyer infectieux d’origine).
Par ailleurs au cours des dernières années, des études épidémiologiques ont réintroduit l’association entre infections orales plus particulièrement parodontales et maladie général. 

La réponse à votre question est donc OUI, le manque d’hygiène bucco-dentaire peut, dans certains cas, avoir des impacts plus généraux sur le corps humain et ne pas se limiter à la sphère orale.

Plusieurs études se sont intéressées aux liens entre le manque d'hygiène dentaire et le développement de maladies graves, tels que le diabète de type 2, les cancers ou Al Zheimer. Quelle est la nature de ces liens ? D'autres maladies graves sont-elles concernées ?

En ce qui concerne le diabète de type 2 le lien est bien connu et établi par des études sérieuses, notamment celle de LOË de 1993. Il a établi que la parodontite pouvait être considérée comme l’une des complications du diabète car elle empêche le bon contrôle par le patient de sa glycémie. Une prise en charge par un médecin et un dentiste est donc indispensable.

La langue géographique : de nouvelles découvertes.

REHOVOT, Israel : Les physiciens de l'Institut Weizmann en Israël ont clarifié la dynamique complexe qui sous-tend une condition de la langue qui a intrigué le milieu médical depuis des décennies. Appelée glossite migratoire bénigne ou langue géographique (GT), cette maladie affecte environ 2 pour cent de la population mondiale et se caractérise par l'évolution des plaques rouges sur la surface de la langue ressemblant à une carte géographique.
La langue géographique, encore appelée glossite migratrice bénigne, est une affection bénigne, parfois associée à un psoriasis ou à un eczéma. Principalement situées dans les deux-tiers antérieurs de la langue, des petites plaques érythémateuses bordées d’un liseré blanchâtre apparaissent en raison de la perte de l'un des quatre types de papilles gustatives dites filiformes, minuscules excroissances ressemblant à des cheveux couvrant la surface de la langue. Ces lésions régressent spontanément mais récidivent volontiers. Malgré des recherches approfondies, la cause exacte de la GT reste inconnue.

Dans cette nouvelle étude, les chercheurs ont effectué un certain nombre de simulations numériques, permettant d´examiner de manière approfondie et de visualiser le développement du GT. Ils ont ainsi conçu une nouvelle façon de déterminer la gravité des cas individuels. « Basés sur les configurations caractéristiques observées, nous espérons que ces résultats pourront être utilisés par les médecins comme un moyen pratique d'évaluer la gravité de l'état de leurs patients » a déclaré auteur principal de l'étude, le Dr Gabriel Seiden, chercheur à l'Institut Weizmann à Rehovot en Israël.

En étudiant la dynamique des plaques d'inflammation, c'est-à-dire leur forme et leur évolution au fil du temps, les chercheurs ont ainsi démontré qu'il existerait au moins deux types de langue géographique. Sous sa première forme, l'inflammation apparaît en petits cercles qui s'étendent en gardant cet aspect circulaire. Tout comme un feu peut se propager dans une forêt mais ne peut pas revenir à un endroit brûlé avant que la végétation n´ait repoussé, les plaques rouges ne reviennent pas sur des zones déjà touchées. Au contraire, l'autre type de langue géographique se caractérise par des inflammations répétées des mêmes zones, qui peuvent persister longtemps.

« Si la propagation de petites lésions circulaires qui se déploient progressivement sur la totalité de la langue guérissent ensuite, la propagation des motifs en spirale implique une excitation continue, auto-entretenue recouvrant des mêmes régions. Ceci implique une situation plus sévère qui durera pendant une période plus longue, » a expliqué Seiden.

Selon les chercheurs, tout comme le développement des incendies de forêt peut être fortement affecté par des facteurs extérieurs, comme la force du vent, les conditions environnantes de la langue peuvent avoir des conséquences importantes pour la dynamique de la GT.

Dans leur étude, les chercheurs prennent comme exemple le cas d´un un garçon d´un an qui a développé à plusieurs reprises un GT comprenant des lésions caractéristiques adjacentes aux dents en croissance, en bordure de la langue. Le frottement continu de la langue contre la gencive peut donc être le déclenchement de cette situation.

« Nous avons l'intention d´aller plus loin, de collaborer avec les médecins et les dentistes qui traitent des patients GT afin d´obtenir les précieux — et souvent rares — données empiriques concernant l'évolution dynamique de cet état, » conclu Seiden. « Cela permettra d'autres explorations quantitatives du GT et pourra éventuellement nous amener à une compréhension plus ferme de ce qui provoque cette situation. »

L'étude, intitulée «The tongue as an excitable medium», a été publiée en ligne dans le New Journal of Physics, le 31 mars.

L'utilité de la plaque dentaire.

TORONTO, Canada : Des chercheurs Canadiens ont suggéré que la plaque dentaire, ce biofilm bactérien qui se dépose à la surface de la dent, pourrait aider au pronostique, à l'identification et aux traitements de certaines maladies. Dans un laboratoire nouvellement installé, ils recueillent et analysent des échantillons de plaque pour déceler les biomarqueurs qui sont en corrélation avec certaines situations bucco-dentaires et systémiques, telles que le diabète.
Les chercheurs analysent particulièrement le gène codant pour l'ARN ribosomique 16S (ARNr 16S), qui est présent dans toutes les bactéries mais unique et spécifique pour chaque type, permettant ainsi de distinguer les différentes espèces bactériennes. L'analyse de la plaque dentaire est assez rapide, ne nécessitant que quelques heures et les résultats devraient aider les chercheurs à déterminer les risques de maladies et mettre en lumière l'efficacité d'un traitement spécifique.

Le laboratoire de recherche microbiome oral et métagénomique de la faculté de médecine dentaire de l'université de Toronto, où sont effectuées ces études, a récemment vu le jour. Les chercheurs se concentrent actuellement sur la plaque dentaire comme source de biomarqueurs microbiologiques de diverses maladies, mais visent d'étendre leurs recherches aux marqueurs biologiques de l'inflammation, par exemple.

« Nous fournissons un service de surveillance bactérienne aux patients, » a déclaré le Dr David Lam, co-responsable du laboratoire. « Nous sommes jusqu'à présent les seuls à proposer ce type de service au Canada. Nous voulons aller plus loin, pour contrôler l'évolution de la maladie et ses réponses aux traitements. »

Les chercheurs pensent que leurs travaux pourraient aussi à l'avenir, être bénéfiques dans les cas de patients de cancers de tête et du cou, subissant une radiothérapie et qui souffrent souvent parallèlement de problèmes au niveau de la muqueuse buccale et des glandes salivaires. Le développement de thérapies de transplantation de plaque saine pourrait aider par exemple, à stabiliser la concentration bactérienne dans la bouche et protéger efficacement les dents sans utiliser de produit chimique, d'opération chirurgicale ou autre procédure contraignante.

L'analyse de la salive fait déjà partie intégrante du programme de recherches du microbiome oral mais le nombre de bactéries dans la salive peut varier et fluctuer en raison d'un certain nombre de facteurs, notamment en fonction du régime alimentaire. Selon les chercheurs, la composition bactérienne de la plaque a comme avantage de rester stable au fil du temps. De plus, son prélèvement et son analyse sont non invasifs contrairement à d'autres méthodes comme par exemple le prélèvement sanguin.

source : www.dental-tribune.com/

Découverte fondamentale sur le pouvoir naturel de réparation des dents.

PARIS, France : Les chercheurs de l’Inserm et de l’université Paris Descartes viennent de franchir un pas dans la recherche sur les cellules souches et la réparation dentaire. Ils sont parvenus à isoler des lignées de cellules souches dentaires et à décrire le mécanisme naturel par lequel elles parviennent à réparer des lésions de la dent. Cette découverte fondamentale permettra d’initier des stratégies thérapeutiques inédites mobilisant les cellules souches résidentes de la dent afin d’amplifier leur pouvoir naturel de réparation.

Définir les fonctions intrinsèques de cellules souches est un défi constant pour les thérapies cellulaires. L´équipe du docteur Kellermann a rapporté dans cette étude que les deux lignées indépendantes de cellules souches A4 et H8, isolées à partir de la pulpe de molaire de souris qui présentent les propriétés générales de cellules répondant aux médiateurs aminergiques.

Lorsqu’une lésion dentaire apparaît, les cellules souches dormantes de la pulpe dentaire se réveillent pour tenter de réparer la dent sans que l’on en connaisse le processus. Dans cette étude, les chercheurs de l’Inserm et de l’université Paris Descartes au sein de l’Unité 1124 "Toxicologie, pharmacologie et signalisation cellulaire" sont parvenus à extraire et isoler, en travaillant sur la pulpe de molaire de souris, des cellules souches de dent.
Dès lors, les chercheurs ont pu analyser finement les cellules et identifier à leur surface 5 récepteurs spécifiques à la dopamine et à la sérotonine, deux neurotransmetteurs essentiels à l’organisme (cf. schéma 1).
La présence de ces récepteurs à la surface de ces cellules souches indiquait qu’elles avaient la compétence de répondre à la présence de dopamine et sérotonine en cas de lésion. Les chercheurs se sont naturellement demandés quelles cellules pourraient être la source de ces neurotransmetteurs, signaux d’alarme. Il s’avère que les plaquettes sanguines, activées par la lésion dentaire, sont responsables de la libération d’une grande quantité de sérotonine et de dopamine. Ces neurotransmetteurs libérés recrutent alors les cellules souches pour réparer la dent en se fixant à leurs récepteurs.
L’équipe de recherche a pu confirmer ce résultat en observant une absence de réparation dentaire chez les rats dont les plaquettes modifiées ne produisent pas de sérotonine ni de dopamine, c’est à dire en l’absence de signal.
« Dans la recherche sur les cellules souches, il est rare de pouvoir à la fois isoler des lignées de cellules, d’identifier les marqueurs permettant de les reconnaitre – ici les 5 récepteurs-, de découvrir le signal qui les recrute – la sérotonine et la dopamine -, et la source de ce signal – les plaquettes sanguines. Dans ce travail, nous avons pu, de manière inattendue, explorer l’ensemble du mécanisme.» explique Odile Kellermann, responsable de l’équipe de l’Inserm et de l’Université Paris Descartes, principale auteure de ces travaux.
Pour aller plus loin, les chercheurs ont tenté de caractériser les différents récepteurs mis en évidence. Un des 5 récepteurs ne semble pas impacter le processus de réparation. Au contraire, les 4 autres se révèlent très impliqués dans le processus de réparation. Le blocage in vivo d’un seul d’entre eux suffit pour empêcher la réparation dentaire.
« Actuellement, les dentistes utilisent des matériaux de coiffage (hydroxyde de calcium) et des biomatériaux à base de phosphate tricalciques pour réparer la dent et combler les lésions. Nos résultats permettent d’envisager des stratégies thérapeutiques inédites qui viseraient à mobiliser les cellules souches résidentes de la pulpe afin d’amplifier le pouvoir naturel de réparation des dents sans avoir recours à des matériaux de substitution », conclut Odile Kellermann.
Les bases sont posées pour étendre ces recherches obtenues chez le rongeur aux cellules souches de la dent chez l’homme afin d’initier de nouvelles stratégies de réparation des dents.
Les résultats ont été publiés le 11 avril 2015 sous l´intitulé « Essential Roles of Dopamine and Serotonin in Tooth Repair: Functional Interplay between Odontogenic Stem Cells and Platelets » dans la revue Stem Cells.

La preuve par les dents : aux racines de l’homme moderne.

LEIPZIG, Allemagne / RAVENNE et PISE, Italie : Une équipe internationale de chercheurs a analysé deux dents provenant des sites préhistoriques de la Grotta di Fumane et de Riparo Bombrini en Italie du Nord. Les résultats de cette étude apportent un nouvel éclairage dans la compréhension de l'interaction entre l'homme moderne et le Néandertalien. Les scientifiques ont attribué les dents à une culture ancienne de l'homme moderne présente en Europe du Sud, reliant ainsi l'émergence de l'Homo sapiens à l'extinction des Neandertaliens.

Une étude récente de 2014 basée sur l’analyse d’os et d’outils de l'homme de Néandertal a constaté que cette espèce, étroitement liée à l'homme moderne, s’est éteinte en Europe entre 41 000 et 39 000 années tandis que l’Homo sapiens est arrivé en Europe entre 45 000 et 43 000 ans. La question de la cause ou des causes de la disparition des Néandertaliens est un sujet délicat pour lequel aucun scénario proposé n’est certain. Ainsi, différentes hypothèses sont avancées : l’incapacité à s'adapter aux changements climatiques, le manque de résistance à des parasites et des agents pathogènes introduits par l’Homo Sapiens ou encore l'exclusion et la concurrence avec l'homme moderne.
La culture Proto-aurignacien, répartie dans le sud-ouest et le Centre-Sud Europe il y a environ 42 000 ans, a été caractérisée par un remarquable ensemble d'innovations technologiques en pierre de taille et par la fabrication d'outils à partir d'os, ainsi que par un grand usage de parures.
À ce jour, l’appartenance des Proto-aurignacien à l'espèce Homo sapiens n’avait pas été clairement défini vu que l’Europe était peuplé d’hommes modernes et de Néandertaliens à cette époque. Les équipes de chercheurs de l'Université de Bologne, Ravenne et d'anthropologie évolutionniste de l'Institut Max Planck à Leipzig ont souligné l’importance d'identifier le groupe responsable de cette culture pour faire la lumière sur la disparition de l'homme de Néandertal.
Malheureusement, selon eux, des restes humains provenant de manière sûre des Proto-aurignaciens ont été trouvé uniquement sur deux sites, tous deux en Italie. En 1976, une incisive mandibulaire a été découverte à Riparo Bombrini dans les Alpes occidentales de la Ligurie et une incisive a été trouvée en 1992 à la Grotta di Fumane dans les Monts Lessini occidentaux.
Le Dr Stefano Benazzi de l'Université de Bologne et ses collègues du National Research Council’s Institute of Clinical Physiology de Pise ont comparé, grâce au principe de la tomographie assistée par ordinateur, des modélisations numériques de la dent humaine de Riparo Bombrini avec celles d’échantillons dentaires d’Homo sapiens et de Néandertalien. Grâce à l’analyse de l'épaisseur de l'émail, les chercheurs sont arrivés à la conclusion que le spécimen de Riparo Bombrini appartenait à un homme moderne.
Viviane Slon et ses collègues de l'Institut Max Planck pour l'anthropologie évolutionnaire a analysé l'ADN mitochondrial du spécimen dentaire Grotta di Fumane et a conclu que son génome mitochondrial relève de la variation de l'homme moderne, spécifiquement typique de l’ADN mitochondrial de population pré-agricole en Europe.
De plus, Dr Sahra Talamo de l'Institut Max Planck a entrepris un vaste programme de datation au radiocarbone pour établir une chronologie pour la dent de Riparo Bombrini. Elle a constaté qu'elle est âgée d'environ 40 000 ans.
Selon les chercheurs, les résultats de leurs analyses ont montré que les fossiles des deux dents sont les plus vieux restes humains liés au contexte archéologique aurignacien, confirmant qu’il y a 41 000 ans avant nous, des hommes modernes de culture Proto-aurignacienne s'était répandus dans le sud de l'Europe, vivant côte à côte avec les Néandertaliens.
« Au moment du remplacement des Néandertaliens par l'homme moderne en Europe, la nature biologique de plusieurs populations européennes contemporaines demeure inconnue, et jusqu’alors aucune preuve directe n’avait établi que les premiers hommes de culture aurignacienne, à l’origine de nombreuses innovations techniques, étaient effectivement des Homo Sapiens, » a expliqué le professeur Jean-Jacques Hublin, directeur de la Ministère de l'évolution humaine à l'Institut Max Planck et co-auteur de l'étude. « La relation entre les restes modernes et le contexte archéologique aurignacien fournit maintenant des preuves matérielles que l'arrivée de notre espèce sur le continent a déclenché la disparition des Néandertaliens, qui ont disparu quelques millénaires plus tard. »
L'étude, intitulée « The makers of the Protoaurignacian and implications for Neandertal extinction» a été publiée en ligne le 23 avril dans la revue Science avant impression.

[conférences] «Une bouche en toute sécurité » ADF 2014.


Biofilm microbien développé sur un rotor de turbine et recouvert par un film de lubrifiant. (Photo parue dans Today du 28 novembre 2014)
1 déc. 2014 | News France

ADF 2014 : conférences «Une bouche en toute sécurité »

by Dental Tribune International
PARIS, France : Sous la responsabilité scientifique du Dr Lucien Brisset (UFR de Strasbourg), une série de conférences sur la thématique de la réglementation et des recommandations en hygiène et stérilisation a été donnée lors du congrès de l'ADF qui s´est déroulé du 25 au 29 novembre 2014. Les objectifs de ce programme de conférences étaient de faire le point sur la problématique au cabinet dentaire et de découvrir les clés pour organiser simplement la mise en pratique des mesures d'hygiène et de stérilisation.
L’hygiène, l’asepsie et la stérilisation des dispositifs médicaux réutilisables sont devenues au cours des deux dernières décennies une préoccupation quotidienne du praticien soucieux d’assurer la qualité et la sécurité des soins qu’il prodigue.

Par ailleurs la loi a confirmé sans aucune exception que « les professionnels de santé […] exerçant en dehors des établissements de santé, veillent à prévenir toutes infections liées à leurs activités de prévention, de diagnostic et de soins. » (Art. L3114-6 du Code de la santé publique).

De même les articles Article R4127-204 et 269 du Code de la santé publique stipulent clairement que le chirurgien-dentiste ne doit en aucun cas exercer sa profession dans des conditions susceptibles de compromettre la qualité des soins et la sécurité des patients grâce à l’installation et la mise en œuvre de moyens techniques répondant aux règles en vigueur concernant l’hygiène.

Pour assumer leurs obligations légales et leur statut juridique en cas de litige, les organismes nationaux tels que la Haute autorité de santé, la Direction générale de la santé ou encore l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ex AFSSAPS) ont publié à l’adresse des praticiens des recommandations sous la forme de guides qui, depuis l’arrêt du Conseil d’État du 27 avril 2011, sont considérées comme faisant partie des « données acquises de la science ». Ces recommandations entrent donc dans le champ de l’arrêt Mercier de 1936 et deviennent des actes obligatoires engageant, en cas de non-respect, la responsabilité du praticien.

Les différents concepts développés dans ces guides sont fondés sur les précautions standard qui doivent être mises en oeuvre « par tout soignant lors de tout soin à tout patient quel que soit son statut infectieux » (Circulaire DGS/DH - n° 98/249 du 20 avril 1998). En médecine bucco-dentaire on distingue six précautions standard :

• L’hygiène de l’équipe soignante : tenue, hygiène des mains.
• La mise en oeuvre des protections individuelles : gants, masque, lunettes.
• Le traitement des dispositifs médicaux (DM) réutilisables : critiques, semi-critiques et non critiques. 
• L’hygiène de l’environnement: architecture et organisation des locaux, hygiène des locaux.
• Le traitement des déchets d’activité de soins : DAOM, DASRI, déchets d’amalgames et de mercure.
• La prévention des accidents d’exposition au Sang (AES) : vaccination et formation du personnel, auxquelles s’ajoutent des précautions complémentaires notamment en chirurgie buccale.

Le traitement des dispositifs médicaux réutilisables est sans aucun doute LE sujet qui a généré le plus de polémiques, de doutes et de fausses bonnes idées dans l’esprit des praticiens. Souvent par manque de formation (initiale et continue) et de repères (règles de bonnes pratiques, normes) ceux-ci ont trop souvent eu recours à des « systèmes personnalisés auto-satisfaisants » qui, malgré tous les efforts consentis et les moyens financiers alloués, présentaient en fin de compte une efficacité toute relative ne leur permettant pas de garantir la qualité et la sécurité des soins.

Les règles de bonnes rratiques de retraitement des dispositifs médicaux réutilisables critiques et semi-critiques :

Calquées sur les règles de bonnes pratiques hospitalières, elles ne doivent pas être considérées par le praticien comme « des contraintes annexes » mais comme des repères fiables, lui permettant d’organiser en toute sécurité et avec toute l’efficacité règlementaire voulue le retraitement des dispositifs médicaux contaminés au cours des soins par le sang, la salive, le pus ou les débris tissulaires.

Ainsi la chaine de production d’instruments stériles au sein du cabinet dentaire libéral est articulée autour des trois étapes indissociables que sont la pré-désinfection, le nettoyage et la stérilisation proprement dite.
Au fil des ans, les industriels ont proposé aux chirurgiens-dentistes de très nombreux équipements destinés à diminuer les non conformités et atténuer l’effet chronophage, répétitif et surtout non reproductible des procédures manuelles exécutées par le personnel du cabinet dentaire.

C’est ainsi que sont apparus des équipements de pré-nettoyage (cuve à ultrasons, générateurs de vapeur), de nettoyage (laveurs désinfecteurs) ou de stérilisation (soudeuses, autoclaves à vapeur d’eau saturée) associés à des systèmes informatiques permettant de tracer les procédures de retraitement des dispositifs médicaux conformément à la réglementation en vigueur en France.

Trop souvent présentées comme des machines « miracles », « uniques » voire « révolutionnaires », « validées par des experts », testées dans des « universités de renom » puisqu’étrangères, certains de ces équipements mettaient en oeuvre des procédés qui n’avaient qu’un rapport lointain avec la réglementation française et européenne en matière de retraitement des dispositifs médicaux.

Pour éviter cet écueil, les organismes de normalisation (AFNOR, CEN) ont mis en place des normes permettant au praticien de sécuriser d’une part les procédures de production et d’autre part de sécuriser les investissements. Ces normes représentent donc des critères de choix que tout praticien devrait avoir à l’esprit avant toute décision d’acquisition.

Une fois ces équipements identifiés, il convient de les intégrer dans la chaine de production grâce à des procédures de qualification (opérationnelle et de performances) démontrant, qu’une fois installés et utilisés conformément à leur mode opératoire, ils fonctionnent de façon constante conformément aux critères prédéterminés par le praticien.

Malgré cela le retraitement de certains dispositifs médicaux comme les porte-instruments rotatifs contaminés au cours des soins reste pour le moment un problème non résolu soit que les automates de traitement proposés ne réalisent pas une procédure de nettoyage voire de stérilisation conforme aux règles de bonnes pratiques soit que l’efficacité du traitement notamment des surfaces internes de ces dispositifs n’a pu être démontrée par des tests adéquats. Il faudra donc attendre l’arrivée d’une nouvelle génération de laveurs désinfecteurs lubrificateurs sécheurs (LDLS) spécialement dédiés aux porte-instruments rotatifs et conformes à la norme EN 15883 – 1 et 2 pour trouver une solution à cet épineux problème.

La recrudescence des procédures juridiques envers les praticiens les amène, en cas de litige, à devoir prouver, pour chaque acte réalisé, la qualité et la conformité des DM et matériaux utilisés au cours des soins. Pour ce faire une traçabilité des procédures de retraitement doit être mise en place.

Contrairement à certaines idées reçues, c’est avant tout une démarche d’organisation comportant un enchaînement d’étapes organisé autour d’enregistrements successifs comportant un niveau de détail optimal, réaliste, simple et efficace portant sur la totalité de la procédure de retraitement et non pas sur la traçabilité individuelle d’un instrument (T2I) impossible à réaliser en routine dans un cabinet dentaire libéral.

Souvent considérée comme une corvée, la traçabilité dans laquelle l’informatique prend à l’heure actuelle une importance grandissante, est pourtant le seul moyen pour le praticien de démontrer, en cas de litige, ses bonnes pratiques concernant le retraitement des dispositifs médicaux.

Le traitement d’un dispositif médical non critique : l’unit dentaire. 

Loin de constituer une tâche annexe l’entretien de l’unit dentaire fait l’objet actuellement d’une attention toute particulière en raison du risque avéré de contamination croisée par l’eau transitant dans les circuits internes utilisée pour le refroidissement des instruments rotatifs ou pour la détersion du champ opératoire.

D’autre part, le système d’aspiration, vecteur de liquides biologiques, d’eau ou de particules diverses contaminées, offre des conditions idéales pour la prolifération des germes et la formation d’un biofilm microbien qui pourront, soit par contact soit par reflux dans la cavité buccale du patient être à l’origine, là encore, d’une contamination croisée au cours des soins.

Un mauvais entretien de ces circuits impacte bien évidemment tous les efforts consentis pour le traitement des dispositifs médicaux critiques et semi-critiques utilisés sur cet unit. Des procédures de surveillance (analyse des eaux aux points d’entrée et aux points d’utilisation, nettoyage des conduits d’aspiration dans un laveur désinfecteur…) doivent être mises en place avec une périodicité écrite et archivée planifiant les entretiens journaliers, hebdomadaires ou mensuels.

Enfin la contamination des surfaces externes de l’unit par contact ou par l’air ou encore les gouttelettes contaminées générées lors des soins doit faire l’objet d’une procédure de traitement soit par un nettoyage désinfectant entre chaque patient soit par un bio-nettoyage en début ou en fin de journée.

La règlementation, les règles de bonnes pratiques, les normes sont des guides et des références édictées pour faciliter et organiser le travail de l’équipe soignante qui assurera en les respectant la sécurité et la qualité des soins qu’elle dispense. 

Note de la rédaction : Cet article est paru dans le Today du congrès de l´ADF du 28 novembre 2014.

Références : 

1. Infections liées aux soins réalisés en dehors des établissements de santé : guide de prévention, DGS, 2006.
2. Guide de prévention des infections liées aux soins en chirurgie dentaire et en stomatologie. Ministère de la santé, DGS, juillet 2006.
3. Grille d’évaluation pour la prévention des infections associées aux soins, Association Dentaire Française, 2013 .
4. Conditions de réalisation des actes d’implantologie orale : environnement technique, HAS, 2008.
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Interview : « Les dents de Bowie étaient comme tout le reste chez lui : différentes »



Le chanteur David Bowie (à gauche) a subi un traitement orthodontique dans les années 1990. Une artiste allemande a réalisé une reproduction de ses dents naturelles (à droite) (Photo : Everett Collection/Shutterstock, Jessine Hein)
26 janv. 2015 | News France

Interview : « Les dents de Bowie étaient comme tout le reste chez lui : différentes »

by Claudia Duschek, DTI
David Bowie a été sans aucun doute une figure emblématique dans la musique populaire des années 1970 et 1980. Il fait également partie des nombreuses célébrités qui ont subi des traitements dentaires cosmétiques. Dans les années 1990, il a fait remplacer ses dents typiquement tordues par un ensemble de couronnes. Inspiré par le look original et unique de Bowie, Jessine Hein, peintre et sculptrice allemande, a fait une reproduction des dents naturelles du chanteur. Dental Tribune International online a eu l'occasion de s'entretenir avec J. Hein au sujet de sa sculpture de prothèse dentaire et de sa perception de la beauté des dents.
Dental Tribune online : Jessine Hein, comment avez-vous eu l'idée de recréer des dents de David Bowie ?
Les dents de Bowie étaient comme tout le reste chez lui : différentes ! Loin de la norme esthétique, de la perfection, mais étonnamment belles dans l'univers de son apparence fantasque et miraculeuse. Son sourire révélait une imperfection qui le rendait plus réel, plus humain. Une imperfection portée secrètement inspire la sympathie. Bowie a été un modèle pour beaucoup de gens, et je pense que ses dents ont contribué à cela. La diversité de ses talents, son style emblématique, son physique incomparable et les différents univers qu'il a créé autour de lui, m'ont toujours impressionnés et inspirés. J'ai été incroyablement fascinée par les dents pendant une longue période. Donc, j'étais consciente de la perte occasionnée par la disparition de Ziggy Stardust et du changement de dentition de Bowie. Les dents font partie intégrante dans le processus de communication entre les humains. Elles sont inévitablement impliquées dans les actions du rire, de la parole, du cri et bien sûr du chant. Bowie a chanté pour nous à travers les interstices de ses dents mal positionnées et tordues et c'était magnifique ! Ainsi, m'ait venue l'idée de la sculpture. J'étais nostalgique des anciennes dents de Bowie.

La campagne « Un sourire pour la vie » : la FDI encourage à limiter la consommation de sucre


La campagne « Un sourire pour la vie » : la FDI encourage à limiter la consommation de sucre

Le sucre a des conséquences négatives importantes sur la santé bucco-dentaire, il peut abîmer l'émail des dents. (Photo : ptnphoto/Shutterstock)
2 févr. 2015 | News France

La campagne « Un sourire pour la vie » : la FDI encourage à limiter la consommation de sucre

by Dental Tribune International
GENÈVE, Suisse : La journée mondiale de la santé bucco-dentaire (WHOD) 2015 approche. Dans le cadre de sa campagne « Un sourire pour la vie », la Fédération dentaire internationale attire l’attention sur le fait qu’une consommation alimentaire sucrée trop fréquente influe sur le sourire. La fréquence des prises alimentaires est un facteur de risque de la carie dentaire plus important encore que la quantité de sucres consommés. La carie dentaire est la maladie, non transmissible, la plus courante dans le monde, et les recherches ont démontré qu’elle est principalement causée par le sucre.
Quand on mange ou que l’on boit quelque chose de sucré, les bactéries de la plaque se nourrissent du sucre et libèrent de l'acide qui attaque les dents pendant une heure environ. La consommation fréquente de sucre entraîne des attaques à l'acide prolongées, affaiblissant la couche protectrice extérieure des dents.
À propos de ce processus, le Dr Jaime Edelson, président de l'équipe WOHD de la FDI, a commenté : « Le sucre réagit avec les bactéries qui se trouvent dans la bouche. Celles-ci transforment le sucre en acide qui endommage l'émail. Au fur et à mesure, un trou peut se former dans la dent, ce qui nécessite le remplissage et peut certaines fois conduire à une extraction. En accordant une attention particulière au nombre de fois que nous consommons des boissons et aliments sucrés, nous pouvons réduire le nombre d'attaques à l'acide sur nos dents. »
La journée mondiale de la santé bucco-dentaire est l'occasion pour la FDI de mettre en avant les bonnes attitudes de soins bucco-dentaires à adopter afin de protéger au mieux les dents — pour la vie. On retrouve notamment parmi ces bonnes habitudes à prendre, le brossage avec un dentifrice fluoré (deux fois par jour), la diminution de la consommation d'aliments sucrés et de boissons entre les repas et l’utilisation de gomme à mâcher sans sucre, après les repas et collations, lorsque le brossage n'est pas possible.
Le président de la FDI, le Dr Tin Chun Wong a déclaré, « Le thème de la Journée mondiale de la santé orale 2015, « Sourire pour la vie! », a un double sens —avoir un sourire permanent et être heureux de vivre. Le sourire implique les notions de confiance en soi et de bien-être, les gens sourient seulement s'ils sont heureux et ont une vie saine. Prenez le temps d'examiner votre santé bucco-dentaire et de sourire à toutes les personnes autour de vous. »

Webinaire : une nouvelle option pour la photographie dentaire.


Webinaire : une nouvelle option pour la photographie dentaire

La photographie dentaire est très utile dans le travail quotidien de la pratique dentaire. (Photo : SHOFU)
12 févr. 2015 | News France

Webinaire : une nouvelle option pour la photographie dentaire

by Dental Tribune International
LEIPZIG, Allemagne : La photographie dentaire ne peut plus être considérée comme un luxe mais est devenue un outil essentiel pour la documentation dentaire, un support précieux pour la communication avec le patient ou avec le laboratoire dentaire. Elle aide à l'auto-évaluation et peut être utilisée comme un instrument de diagnostic qui devrait faire partie de la procédure standard dans la pratique dentaire. Le 23 février, Dental Study club vous propose de découvrir, dans un webinaire gratuit en langue anglaise, l’utlisation d’un appareil photographique numérique compact créé spécialement pour la dentisterie. À cette occasion, le dr Grodecki, utilisateur fera part de son expérience.
Prendre une photographie dentaire d'un patient est loin d’être une opération facile. En général, le dentiste doit maitriser des notions de la Macrophotographie notamment en raison des conditions de faible luminosité. Généralement, cela exige un haut-plateau du reflex numérique et des accessoires spéciaux, en plus de l’expérience et les formations nécessaires à leur utilisation.
L’appareil de photo numérique dentaire EyeSpecial C-II, conçu dès le départ exclusivement pour l'art dentaire et orthodontique, représente une nouvelle approche de la photographie dentaire. Capturer l’arcade dentaire dans sa globalité ou prendre une photo d’une seule dent est dorénavant devenu un jeu d’enfant. Idéal pour la photographie intraorale, ses préréglages permettent la réalisation de clichés en mode standard, chirurgie, miroir, anti-éblouissement, blanchiment, macro et isolation de teinte. La prise de clichés peut être réalisée par un assistant ou un novice en photographie. Les images de grandes qualités, la profondeur de champ exceptionnelle et les résultats garantis font de cet appareil photo numérique EyeSpecial C-II le premier choix pour tous les praticiens qui veulent compléter leur prescription de laboratoire ou de plan de traitement avec des images parfaites intra et extra orales. Il offre également de nouvelles options pour faire de la photographie dentaire un outil encore plus utile et plus pratique au quotidien.
Après un bref aperçu des différents types d’appareils photos numériques adaptés à la photographie dentaire, le conférencier du webinaire analysera les atouts de l’appareil photo EyeSpecial C-II spécifique à la dentisterie. Il s’attaquera au problème de reflets du flash (ou des diodes) sur les dents et donnera des conseils pratiques sur la prise de clichés dentaires et orthodontiques.
Le webinaire gratuit, d'une heure, intitulé « Dental digital camera EyeSpecial C-II - une nouvelle option pour la photographie dentaire », sera retransmis en direct, le lundi 23 février à 17 h. Les participants auront la possibilité de poser des questions via une fenêtre de chat.
Pour vous inscrire au webinaire, rendez-vous sur le site DT Study Club

Comparaison de deux solutions anesthésiques d'articaïne et de lidocaïne à 4 % au moyen d'une étude diploïque.

Études
Écrit par les Drs Alain VILLETTE et Thierry COLLIER   
Lundi, 15 Juillet 2013 13:57
Objectifs de l’étude :
1 - comparer l’efficacité de solutions d’articaïne et de lidocaïne de même concentration, soit 4 % 
2 - accessoirement, vérifier l’aptitude de l’anesthésie diploïque à comparer 2 solutions anesthésiques 
Type d’étude : double aveugle, prospective, en bouche partagée, sur sujets sains volontaires. 
Résultats :
1 - le taux de succès, pour l’articaïne, a été de 82,9 % ; pour la lidocaïne, il a été de 75,6 % 

2 - le délai d’apparition était similaire, et très court pour les deux solutions 
3 - la durée de l’anesthésie pulpaire obtenue était nettement plus longue (+90,6  %) pour la solution d’articaïne (11  min 47 s) que pour la lidocaïne (6 min 11 s) : ce résultat est statistiquement significatif (0,010,05)
4 - il y a une grande variabilité de réceptivité individuelle aux différentes molécules anesthésiques, puisque, dans 28,57 % des cas, c’est la lidocaïne qui présentait une durée d’action supérieure à l’articaïne (« effet sujet ») 
5 - on n’a observé aucun effet indésirable pour les deux solutions 
Mots-clés : articaïne 4 %, lidocaïne 4 %, anesthésie diploïque, anesthésie ostéocentrale.

[ thèse / mémoire ] Préservation de la vitalité pulpaire dans le cadre d'une atteinte carieuse profonde : concepts actuels.

Résumé :    La pulpectomie, bien que courante dans notre pratique quotidienne, n'est donc pas entièrement satisfaisante. C'est pourquoi l'apparition de techniques de préservation de la vitalité pulpaire réduisant les indications de traitement canalaire, sont à prendre en compte et à inclure dans notre pratique (Demant et coll. 2012 ; Fransson 2012). L'objectif de cette étude est de recenser, dans le cadre de lésions carieuses profondes avec ou sans symptomatologie, les concepts actuels, leurs indications, les techniques thérapeutiques mais aussi les matériaux à notre disposition.

Comparaison des mordançage total ( TE ) et Self Etch ( SE ) ​​adhésif pour le placement des restaurations.

Source: Journal of Conservative Dentistry. Jan/Feb2015, Vol. 18 Issue 1, p20-24. 5p.
conclusion : le Total etch est plus sur que le self etch 


[Résumé de l'auteur] (traduit)

Il ya des études limitées sur la comparaison des mordançage total ( TE ) et Self Etch ( SE ) ​​adhésif pour le placement des produits d'étanchéité . Objectifs : L'objectif de l'étude était de comparer la rétention des scellements de sillons placés en utilisant TE adhésif à ces produits d'étanchéité placé en utilisant SE ( septième génération ) adhésif. Réglages et design: L'étude a été menée dans la section dentaire, Aga Khan University Hospital . Cette étude était un seul essai randomisé en aveugle avec une conception de la bouche fendue . Matériels et Méthodes : L'étude a inclus 37 patients , 101 dents ont été inclus dans les deux groupes de l'étude. Le bras d'intervention a été traitée avec SE adhésif ( Adper Easy One , 3M ESPE , Etats-Unis) . Bras contrôle ont reçu TE adhésif ( Adper Single Bond 2 , 3M ESPE , Etats-Unis) avant l'application du mastic. Les patients ont été suivis après six mois d'évaluation de la rétention d'étanchéité . L'analyse statistique utilisé : accord de Interexaminer pour l'évaluation des résultats a été évaluée par Statistique Kappa et les résultats dans le groupe d'intervention a été évaluée par le test de McNemar . Résultats: Quatre-vingt- une paires de molaire ( 90 % ) ont été réévalués pour la rétention d'étanchéité . Rétention complète était de 56% dans le bras TE et 28 % dans le sud- bras avec un odds ratio ( OR) de 3,7 . Conclusions : étanchéité appliquées avec des adhésifs TE montrent taux de rétention d'étanchéité complète que SE adhésif supérieur. [Résumé de l'auteur].

[Résumé de l'auteur] (originale) :

Abstract:
Context: There are limited studies on comparison of Total etch (TE) and Self etch (SE) adhesive for placement of sealants. Aims: The aim of the study was to compare the retention of fissure sealants placed using TE adhesive to those sealants placed using SE (seventh generation) adhesive. Settings and Design: The study was conducted in the dental section, Aga Khan University Hospital. This study was a randomized single blinded trial with a split mouth design. Materials and Methods: The study included 37 patients, 101 teeth were included in both study groups. The intervention arm was treated with SE Adhesive (Adper Easy One, 3M ESPE, US). Control arm received TE adhesive (Adper Single Bond 2, 3M ESPE, US) before sealant application. The patients were followed after 6 months for assessment of sealant retention. Statistical analysis used: Interexaminer agreement for outcome assessment was assessed by Kappa Statistics and outcome in intervention group was assessed by McNemar's test. Results: Ninety-one pairs of molar (90%) were reevaluated for sealant retention. Complete retention was 56% in TE arm and 28% in SE arm with an odds ratio (OR) of 3.7. Conclusions: Sealants applied with TE adhesives show higher rate of complete sealant retention than SE adhesive. [ABSTRACT FROM AUTHOR]