Aucune preuve pour une meilleure réussite à long terme des implants dentaires


Résultats cliniques supérieurs prometteurs, beaucoup de nouveaux implants dentaires sont lancés sur les marchés chaque année. Un rapport par des chercheurs de la Cochrane Oral Health Group à Melbourne et Manchester a récemment suggéré qu'il pourrait y avoir aucune différence en termes de succès à long terme, quelle que soit la forme de l'implant ou le matériau utilisé. 
Les chercheurs ont examiné les essais cliniques randomisés conduits dans le monde de la propre base de données du groupe. De là, la seule différence statistiquement significative observée était par rapport à la surface préparations, avec lisse (transformé) surfaces étant trouvé à être moins sujettes à la perte osseuse associée à la péri-implantite que ne l'étaient les surfaces plus rugueuses. Des surfaces plus lisses, cependant, semblent échouer tôt le plus souvent, selon l'analyse.

Des résultats similaires ont été rapportés par le groupe dans une série d'études antérieures, dont le premier a été publié en 2002 Dans la mise à jour la plus récente, deux des auteurs de la revue ont comparé indépendamment 38 types d'implants différents, qui avaient été placés dans 27 essais cliniques impliquant plus de 1500 patients, allant du début des années 1980 à début 2014 Ils ont dit que, bien que leur rapport n'a fourni aucune preuve qu'un type spécifique de l'implant s'est avéré supérieur en termes de succès à long terme à d'autres types d'implants avec des caractéristiques différentes, les résultats seraient doivent être soigneusement évalué en raison du faible nombre de participants et des périodes de suivi courtes, qui variait de un à 10 ans.

Dans l'ensemble, plus de la moitié des essais examinés s'est avéré être à risque élevé de biais, ils ont dit.

"Une faiblesse bien connue de cette méta-analyse de plusieurs petites études est qu'il ne peut pas prédire les résultats d'une étude plus vaste», a souligné le professeur Stefan Holst, responsable mondial de la recherche et des sciences Nobel Biocare, l'un des leaders mondiaux du marché en implantologie dentaire, sur les conclusions du rapport. "Avec 38 types d'implants différents avec très diverses géométries, les surfaces, les superstructures prothèses et des protocoles cliniques appliqués à plusieurs d'entre elles ne sont plus en usage sont-il ya de nombreuses variables. La méta-analyse dilue tout effet potentiel d'une surface de l'implant pertinente unique ou une caractéristique implant dans la pratique clinique aujourd'hui ".


source: www.dental-tribune.com

Une étude objective de notre poste de travail !


Une étude ergonomique a été réalisée il y a quelques mois à la faculté de Toulouse, par les docteurs David Blanc, Pierre Farre, Olivier Hamel, responsable de la section santé publique.

 Le but de cette étude a été de voir s’il existe une grande variabilité entre des concepts différents, et s’il se dégage un concept qui permet de diminuer l’astreinte. La contrainte étant ce qui s’applique au chirurgien dentiste, et l’astreinte étant sa réaction physiologique. Nous avons donc mesuré l’astreinte physique de huit praticiens, et en particulier leur réaction musculaire et articulaire, par des enregistrements éléctromyographiques et goniométriques (Fig. 1). Il a fallu pour cela utiliser des mesures objectives pour comparer huit praticiens, et trois concepts différents : le fauteuil dentaire équipé d’un cart ou d’un transthoracique sans assistante (Fig.2),et un concept de table de travail avec assistante selon les principes du Dr Daryl Beach (Fig. 3).

pour terminer suiver ce lien http://www.eugenol.com/sujets/132408-decontamination-de-l-air-par-photocatalyse?page=1#post_168555

L’oestrogène et le bisphénol A stimulent la prolifération d'améloblastes


Le Bisphénol-A (BPA) est un perturbateur endocrinien largement répandu et actuellement sous haute surveillance du fait de ses multiples effets délétères sur la santé. De nombreux tissus et cellules sont la cible du BPA et des études récentes suggèrent que l’émail dentaire et les cellules qui le génèrent (améloblastes) sont également touchés. Une nouvelle étude a démontré que l’oestrogène et le bisphénol A affectent la formation de l’émail chez des rats mâles et stimulent la prolifération des améloblastes.

Une équipe pluridisciplinaire de chercheurs français a confirmé ses observations précédemment publiées, en étudiant plus en détails l’effet du BPA sur les améloblastes. En particulier, la voie de signalisation des oestrogènes. Dans leur protocole méthodologique, des rats ont été exposés à de faibles doses journalières de BPA et ont développé une hypominéralisation similaire à l’hypominéralisation des molaires-incisives chez l’homme (Molar Incisor Hypomineralization ou MIH). Dans ces conditions les auteurs ont constaté que le BPA augmentait la proliferation des améloblastes tant in vivo qu’in vitro. De plus, la prolifération de lignées cellulaires d’améloblastes de rats HAT-7 était stimulée par l’œstrogène. Les améloblastes expriment le récepteur à l’oestrogène (ER) de type ERα et ce, tant in vivo qu’in vitro. Les auteurs ont donc testé l’hypothèse selon laquelle l’effet du BPA serait lié à la voie de signalisation des oestrogènes via ERα à laquelle il se lierait. Un antagoniste des récepteurs ICI 182, a alors été utilisé pour inactiver l’ERα, et abolir l’effet de la voie des oestrogènes sur la prolifération cellulaire et la transcription des gènes. Cependant, les auteurs ont observé que ce traitement ne réduit que partiellement les effets du BPA sur les améloblastes.

Cette étude souligne le rôle de la voie de signalisation des oestrogènes dans le développement dentaire et le processus de minéralisation de l’émail. Elle démontre aussi pour la première fois qu’une partie des effets du BPA sur la prolifération et la régulation transcriptionnelle, a une composante indépendante des récepteurs aux oestrogènes. Enfin, cette étude a démontré que le BPA affecte l’amélogenèse préférentiellement chez les rats mâles. Ces résultats confirment l’importance des hormones stéroides et de leurs effets sur les améloblastes, en particulier lors de l’amélogenèse. En augmentant la durée de la phase proliférative lors de l’amélogenèse, les oestrogènes et les xéno-oestrogènes tels que le BPA réduiraient le temps dédié à la minéralisation dans ce processus, conduisant ainsi à une hypominéralisation. Cette étude pourrait aussi fournir des pistes pour expliquer les différences de qualité de l’émail entre les hommes et les femmes.

Ce travail a été dirigé par Sylvie Babajko du laboratoire INSERM UMRS1138 de pathophysiologie orale moléculaire, au Centre de Recherche des Cordeliers de Paris, n collaboration avec des laboratoires des Universités Paris Descartes, Pierre et Marie Curie, Paris-Diderot, de l’INSERM U1048 de Toulouse et des laboratoires INRA UMR 1324 et CNRS UMR 6265 du Centre des sciences du goût et de l’alimentation de Dijon. Enfin le Centre de Référence des maladies rares de la face et de la cavité buccale (MAFACE) de l’hôpital Rothschild, a été associé à cette étude. Les résultats ont été publiés dans le numéro du 8 Juillet 2014, de la revue Endocrinologydisponible en ligne.

matériaux à base de titane pour contrôler les infections bactériennes


L’université de médecine dentaire de la Faculté de Washington a obtenu un brevet pour une nouvelle utilisation de matériaux à base de titane pour contrôler les infections bactériennes. Les chercheurs estiment que ces substances peuvent être utilisées dans la bouche d'un patient après une intervention dentaire afin de réduire le risque d'infection ou, à titre prophylactique, sous forme de bains de bouche et de dentifrices pour limiter la croissance bactérienne.

Depuis plusieurs années, les chercheurs ont étudié les titanates et les peroxo-titanates, des composés inorganiques qui peuvent inhiber la croissance bactérienne lorsqu'ils sont liés à des ions métalliques. Ils ont constatés que ces substances étaient efficaces contre les bactéries en endodontie, parodontie et cariogènes. Incorporées dans des gels ou des solutions, elles pouvaient être appliquées par les dentistes après les traitements tels que les canaux radiculaires ou les plombages dentaires. Le Dr Wauseon Oh Chung, professeur associé à l´Université de Washington, a expliqué que les métaux étaient connus pour avoir des propriétés antibactériennes mais utilisés à des doses suffisamment concentrés pour être efficaces, ils pouvaient présenter des risques d'effets secondaires. Cependant, l’utilisation de ce nouvel agent permet de conserver les avantages thérapeutiques mais avec moins de risque de toxicité.
Actuellement, les chercheurs mènent des essais cliniques jusqu´au printemps. Selon le Dr Chung, si les tests s´avèrent efficace, le nouvel agent pourrait ègalement être utilisé dans les traitements ciblés d´organes internes, ainsi que dans des matériaux médicaux ou dentaires.

meilleurs produits de l'année 2014 (DENTAL ADVISOR)


DENTAL ADVISOR l'une des récompenses les plus respectés créés pour reconnaître les produits et les équipements de qualité, en prenant en recherche clinique et en laboratoire fondés sur des preuves de compte pour honorer le meilleur.
La mission du DENTAL ADVISOR est de fournir la profession dentaire de l'information fondée sur des preuves et cliniquement pertinente sur les produits de restauration dentaire, les produits de contrôle des infections et de l'équipement dentaire. Le Dental Advisor rapports des évaluations objectives cliniques, les comparaisons de produits, des études approfondies de performance cliniques à long terme, et les résultats des tests de laboratoire impartiales.

2014 Product Awards2014


Product Awards

La plaque dentaire pour mieux comprendre le régime alimentaire de nos ancêtres préhistoriques


OMDURMAN, Soudan : Une équipe internationale de chercheurs a découvert une nouvelle preuve que les ancêtres préhistoriques avaient une connaissance détaillée des plantes, bien avant le développement de l'agriculture. A partir des composés chimiques et des microfossiles de tartre dentaire (plaque dentaire calcifiée) extraits des dents exhumées, les chercheurs ont pu fournir une perspective entièrement nouvelle sur les régimes alimentaires de nos ancêtres.

Les chercheurs ont suggéré qu´une plante nommée souchet pourpre, aujourd'hui considérée comme une mauvaise herbe, comptait à l´époque préhistorique pour une partie importante de l'alimentation. A cette période, les hommes vivant dans le centre du Soudan mangeaient cette plante à la fois pour ses qualités nutritionnelles mais aussi médicinales.
La recherche a été menée à Al Khiday, un site préhistorique sur le Nil Blanc, au centre du Soudan par une équipe de chercheurs de l'Université Autonome de Barcelone (UAB) et de l'Université de York.
Cette étude démontre que les gens d'Al Khidmat connaissaient et utilisaient le souchet pourpre au moins 7000 ans avant le développement de l'agriculture. La plante est une bonne source d'hydrates de carbone et présente de nombreuses qualités médicinales et aromatiques utiles.
L'auteur principal, le Dr Karen Hardy, professeur de recherche à l'UAB, un Institut catalan de recherches et d'études avancées et professeur associé à l'Université de York, a déclaré : "le souchet pourpre est aujourd'hui considéré comme un fléau dans les régions tropicales et subtropicales et a été appelé  "la mauvaise herbe la plus chère du monde" en raison des difficultés et des coûts élevés de son éradication des zones agricoles. En matière d'extraction à partir d'échantillons du tartre dentaire ancien, nous avons trouvé que, plutôt que d'être une nuisance dans le passé, sa valeur comme nourriture et, peut-être, ses qualités médicinales abondantes étaient connues. Plus récemment, il a également été utilisé par les anciens Égyptiens comme parfum et comme médicament".
"Nous avons aussi découvert que ces gens ont mangé plusieurs autres plantes et nous avons trouvé des traces de fumée, preuve de la cuisson, et de mastiquer des fibres végétales pour préparer les matières premières. Ces petits détails biographiques ajoutaient à l'évidence croissante que les hommes préhistoriques avaient une connaissance détaillée des plantes bien avant le développement de l'agriculture".
Al Khiday est un complexe de cinq sites archéologiques qui se trouvent à 25 km au sud de la ville d'Omdurman. Un des sites est principalement un lieu de sépulture du pré-mésolithique, du néolithique et des périodes méroïtiques tardives. Comme un cimetière multi-périodes, il a donné aux chercheurs une perspective utile à long terme sur les matériaux récupérés.
Les chercheurs ont constaté l'ingestion du souchet pourpre dans les deux périodes, préagricoles et agricoles. Ils suggèrent que la capacité de la plante à inhiber le Streptococcus mutans, une bactérie qui contribue à la carie dentaire, peut avoir contribué au faible niveau inattendu de cavités trouvées dans la population agricole.
"Le développement des études sur les composés chimiques et les microfossiles extraits de tartre dentaire aidera à contrebalancer l'accent dominant sur la viande et de protéines qui a été une caractéristique de l'interprétation alimentaire préagricole, jusqu'à présent", a déclaré Hardy. "Le nouveau accès à des plantes ingérées, qui est fourni par l'analyse du tartre dentaire, va augmenter, sinon révolutionner, la perception de la connaissance écologique et de l'utilisation de plantes parmi les populations préhistoriques et pré-agraires antérieures".
L'étude, intitulée "Dental calculus reveals unique insights into food items, cooking and plant processing in prehistoric central Sudan", a été publiée en ligne le 16 Juillet dans la revue PLOS ONE.


Cent ans après, un Sammy identifié par son empreinte dentaire


 En cette période des célébrations du centenaire de la Grande Guerre un récent article de médecine légale met en lumière le long processus d’identification de soldats dont on trouve encore régulièrement les restes sur les anciens champs de batailles de France. Dans le numéro du 24 juillet 2014 de "Journal of Forensic Sciences" le Dr Calvin Shiroma (DMD) revient sur le long processus d’identification d’un soldat américain de la grande guerre.

 Le corps d´un Sammy a été retrouvé en 2009 sur la commune de Rembercourt-Sur-Mad (Meurthe et Moselle) au centre de ce qui était alors appelé le saillant de Saint Mihiel, sur la ligne de front de Verdun à Pont à Mousson 1. Le Dr Shiroma est un spécialiste de l’identification de combattants ou de victimes d’accidents. Il a notamment publié des articles sur l’identification par empreinte dentaire des dépouilles de soldats américains au Vietnam et de marins japonais après un naufrage. Les travaux ont été réalisés par le Laboratoire Central d’Identification dépendant du Commandement unifiés pour les soldats prisonniers de guerre et portés disparus (JPAC), relevant du ministère de la défense américain.
En se basant sur les dossiers dentaires des soldats disparus dans la zone et les restes récupérés sur le site, une concordance a pu être établie en se basant notamment sur la présence de 8 dents restaurées, 15 dents sans interventions et l’absence ante mortem de trois dents. Des traitements dentaires spécifiques ont aidé à l’identification, telle que la présence d’une couronne en porcelaine et l’utilisation de feuille d’or pour le remplissage des cavités. Les autres éléments (données historiques, matériels et effets personnels retrouvés sur le site ainsi que les autres paramètres anthropométriques ont permis d’identifier avec certitude la dépouille du soldat.
Il s’agit du sergent George H. Humphrey du corps des Marines, originaire d’Utica dans l’état de New-York et disparu le 15 septembre 1918 dans un secteur boisé à l'ouest du village de Rembercourt-sur-Mad. Il y eut près de 7000 pertes alliées lors de cette offensive de septembre 1918 qui se caractérise par la première utilisation de char par l’armée américaine. Près de cent ans après son décès dans les tranchées lorraines, ce soldat américain de la grande guerre (que l’on surnommait "Doughboy" ou "Sammy" en l’honneur de l’oncle Sam) été inhumé avec tous les honneurs militaires au Cimetière National d’Arlington (Virginie) le 23 juin 2010.

1 : Le saillant de Saint Mihiel, rappel historique
En Lorraine, à l’est de Verdun, le front s’établissait le long des Côtes de Meuse jusqu’à Pont-à Mousson en passant par Saint-Mihiel. À la fin du mois de septembre 1914 les Allemands créent une brèche dans la ligne de front française et prennent la ville de Saint-Mihiel, créant ainsi une hernie (le Saillant) dans la ligne de front. Les sites du Saillant constitueront un champ de bataille actif durant tout le conflit. De nombreux hommes y perdront la vie à la conquête de quelques mètres, d’une tranchée ou d’un éperon. Le Saillant ne sera réduit que grâce à l’offensive de l’armée américaine en septembre 1918, rompant avec la guerre des tranchées par le retour à la stratégie de mouvement. L’ampleur des effectifs franco-américains, 250 000 hommes dont 216 000 Américains et surtout l’utilisation de 1444 avions, de 267 chars de combat et de 3100 canons ont permis la victoire.

Rapport mondial sur la santé buccodentaire : près de 100 pour cent des adultes souffrent de caries dentaires.


LONDRES, Royaume-Uni : Lors de la célébration de la Journée mondiale de la santé buccodentaire, des représentants de la Fédération Dentaire Internationale (FDI) ont présenté les dernières constatations sur la santé buccodentaire, lors d'une conférence de presse qui s’est tenue le 20 mars à Londres, en collaboration avec la British Dental Association. Le rapport identifie les principaux obstacles à la réalisation d’une santé buccodentaire universelle et comprend des recommandations pour améliorer la santé buccodentaire dans le monde entier.


Le rapport, intitulé « La santé buccodentaire dans le monde : un rapport de la Fédération Dentaire Internationale », souligne que près de 100 pour cent des adultes et entre 60 et 90 pour cent des enfants dans le monde ont des caries dentaires, ce qui entraîne une perte de millions d’heures de travail et de journées scolaires.

En outre, le rapport indique que seulement 60 pour cent de la population mondiale a accès aux soins buccodentaires, et qu’il existe d'énormes disparités entre les populations. Selon la FDI, les gens d'un statut socio-économique plus faible vont moins souvent chez le dentiste et ont moins de plombages, plus de dents manquantes, un taux de tabagisme plus élevé, un nombre de caries plus élevé et non traitées, et des taux plus élevés de parodontites, par rapport à ceux ayant un statut socio-économique plus élevé.

Afin d’augmenter l'accès aux soins buccodentaires, la formation du personnel de santé doit être renforcée et élargie, pour améliorer la qualité et augmenter le nombre de professionnels de santé buccodentaire. De plus, l'accent doit être mis sur la répartition géographique équitable du personnel de santé, en particulier dans les pays en développement, où le nombre de dentistes par habitant est d'environ 1:150 000 comparé à environ 1:2 000 dans la plupart des pays industrialisés.

La FDI a en outre souligné qu'une approche uniquement curative pour la lutte contre le fardeau de la santé buccodentaire n'est ni réaliste ni viable. L'organisation affirme que la prévention des maladies et la promotion de la santé buccodentaire doivent être au cœur des politiques et des programmes nationaux. À cet égard, la surveillance mondiale et nationale devrait être renforcée, pour identifier les facteurs de risque et les besoins de base, pour l'élaboration d'approches et de mesures appropriées.

L'événement a également vu le lancement du « Voleur de dent », un livre illustré pour enfants, qui comprend des conseils et met l'accent sur l'importance d'une bonne santé buccodentaire le plus tôt possible. La préface a été écrite par Yaya Touré, joueur au Manchester City Football Club, qui était l’ambassadeur mondial de la Journée mondiale de la santé buccodentaire.

Le livre peut être téléchargé à partir du site de la Journée mondiale de la santé buccodentaire, www.worldoralhealthday.com. Le livre blanc complet est disponible gratuitement sur le site.

Un fumeur sur cinq ne perçoit pas l'amertume du café.


source : http://www.dental-tribune.com

Une nouvelle étude française suggère que les fumeurs et les anciens fumeurs ne sont pas capables d’apprécier la saveur du café. Les chercheurs pensent que les produits chimiques toxiques présents dans le tabac empêchent la régénération des papilles et diminuent la capacité d'une personne à reconnaître les goûts amers.



Les chercheurs de l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris, ont évalué l’intensité et la possibilité de reconnaître le goût parmi 94 fumeurs en bonne santé, 48 anciens fumeurs et 309 non-fumeurs d'âge moyen, et recrutés volontairement au sein du personnel de l'hôpital.

Ils ont constaté que la reconnaissance des goûts salés, sucrés et acides n’était pas affectée de façon négative par le tabagisme. Cependant, le tabagisme semblait avoir une influence sur la capacité des participants à percevoir le goût amer de la caféine. Selon l'étude, près de 20 pour cent des fumeurs et plus de 26 pour cent des anciens fumeurs ne reconnaissaient pas le goût amer de la caféine correctement, bien que les récepteurs de la langue sont généralement capables de détecter ce goût dans de très faibles concentrations. Le même effet était observé chez 13 pour cent des non-fumeurs.

Les chercheurs pensent que cette altération de la perception du goût amer serait causée par un processus toxique. Selon eux, la bioaccumulation de certains tabac ou produits de combustion, pourrait être responsable du déséquilibre de la régénération des papilles.

« Nous pensons que la perception du goût amer doit être examinée de plus près, à la fois comme un outil pour arrêter de fumer et pour prévenir l'initiation au tabagisme. Il serait important de considérer le rôle des perceptions chimiosensorielles par rapport au comportement des fumeurs », a déclaré Nelly Jacob qui a dirigé l’étude.  

L'étude, intitulée "Differential perception of caffeine bitter taste depending on smoking status", a été publiée en ligne le 26 mars dans le Chemosensory Perception journal.

Les dérivés de bactéries parodontales peuvent provoquer la croissance de cancer de la bouche


CLEVELAND, États-Unis : Les agents pathogènes parodontaux tels que Porphyromonas gingivalis et Fusobacterium nucleatum produisent cinq acides gras à chaîne courte différents, comme sous-produits métaboliques. Des chercheurs de l'université Case Western Reserve, aux États-Unis, ont montré que ces acides peuvent déclencher la croissance des lésions et des tumeurs dans la bouche.

Les résultats peuvent avoir des implications importantes pour les patients VIH-positifs et le sida en particulier, car environ 20 pour cent des patients atteints du VIH développent le sarcome de Kaposi (SK), lésion de la cavité buccale qui peut se développer en tumeurs malignes.

Bien que l'on ne sache pas quel rôle joue le microenvironnement oral dans le développement tumoral du SK, l'étude a démontré que les acides gras à chaîne courte de P. gingivalis et F. nucleatum promeuvent la réplication du virus de l'herpès associé au SK (VHSK), l'agent étiologique associé au SK, a expliqué le chercheur principal, le Dr Fenghun Ye.

Dans l'étude, les chercheurs ont évalué la santé gingivale de 21 patients et étudié leurs échantillons de salive. Onze patients (âge moyen de 50 ans) ont été diagnostiqués avec une maladie chronique grave des gencives et dix participants (âge moyen de 26 ans) avaient des gencives saines. Dans l'ensemble, les chercheurs ont détecté des niveaux significativement plus élevés d'acides gras à chaîne courte dans la salive de patients souffrant de maladies parodontales sévères et ont observé que les acides gras avaient aidé le VHSK à se multiplier. Ils ont également constaté que ce processus avait empêché les molécules du système immunitaire d’arrêter la croissance du virus.

Les chercheurs pensent que cette découverte pourrait conduire à des tests précoces de la salive, pour détecter les bactéries et permettre le traitement précoce et la surveillance des symptômes cancéreux chez les patients à risque.

Selon les chercheurs, le SK touche aussi les patients qui ne sont pas VIH positifs mais ont un système immunitaire compromis, tels que les patients qui prennent des médicaments pour supprimer le rejet de greffes, les patients cancéreux sous chimiothérapie et les personnes âgées.

L'étude, intitulée « Short Chain Fatty Acids From Periodontal Pathogens Suppress HDACs, EZH2, and SUV39H1 to Promote Kaposi's Sarcoma-Associated Herpesvirus Replication », a été publiée en ligne le 5 février dans le Journal of Virology.

Journée mondiale de la santé buccodentaire, célébrons des sourires sains.


GENÈVE, Suisse : Le 20 mars est la Journée mondiale de la santé buccodentaire. C’est une journée internationale pour célébrer les bienfaits d’une bouche saine et promouvoir la sensibilisation à travers le monde de ces questions autour de la santé buccodentaire et l’importance de s’occuper de l’hygiène buccodentaire de tous, jeunes et vieux.

Une initiative de la Fédération Dentaire Internationale (FDI), son objectif est de sensibiliser et d’encourager les personnes, les familles, les communautés et les gouvernements à prendre des mesures et à aider à réduire le fardeau mondial de maladies buccodentaires.

C’est une journée importante parce que 90 % de la population mondiale souffrira de maladies buccodentaires dans sa vie, seulement 60 % de la population mondiale bénéficie d’un accès aux soins buccodentaires, 60 % - 90 % des enfants d’âge scolaire dans le monde ont des caries dentaires.

La consommation élevée de sucre est le principal facteur de risque de carie dentaire et de diabète. Bien que dans les pays développés le fardeau de maladies buccodentaires soit à la baisse, les complications au niveau des gencives sont plus fréquentes, en particulier chez les personnes âgées. Les principaux facteurs de risque tels que le tabagisme, l’inactivité physique et une alimentation riche en graisses, sel et sucre, contribuent à une série de maladies chroniques incluant les maladies buccodentaires.

Le tabac est responsable de presque la moitié de toutes les maladies parodontales. Ces types de maladies sont directement liées au diabète, aux maladies cardiaques, à la naissance avant terme, à un faible poids de naissance et à d’autres problèmes de santé. La santé buccodentaire a également un grand impact sur la santé générale et sur d’autres problèmes tels que la confiance en soi, le manque d’interaction sociale, et perturbe des fonctions cruciales comme parler et dormir.

Travailler ensemble nous aide à unir nos efforts pour empêcher l’épidémie de caries, les maladies des gencives et la perte des dents et pour aider nos communautés à maintenir la dentition correcte pendant toute la vie.

Les chercheurs mettent en garde contre les champs magnétiques provenant d'appareils dentaires.


Source : http://www.dental-tribune.com

NIIGATA, Japon / SINGAPOUR : Selon les chercheurs de l'université dentaire japonaise de Niigata au Japon, les champs électromagnétiques à basse fréquence produits par les appareils dentaires courants, tels que les brosses à dents électriques et les lampes à polymériser, sont une menace potentielle pour la santé. Ils ont constaté que ces dispositifs provoquent des courants électriques importants, non seulement dans plusieurs appareils intra-oraux métalliques, mais aussi sur les dents.

Alors que les effets de ces courants, en particulier à long terme, restent encore largement inconnus, il a été démontré qu’ils jouent un rôle dans le développement de maladies systémiques, comme la leucémie et les tumeurs du système nerveux central, ont déclaré les chercheurs. À l'intérieur de la bouche, ils peuvent conduire à la corrosion des appareils métalliques, favorisant les allergies aux métaux et provoquant une gêne pour le patient.

L'exposition à ces dispositifs chez les patients doit être éliminée ou réduite, par l'introduction de nouvelles normes de sécurité ou des améliorations de la technologie actuelle.

Les chercheurs ont mesuré les courants électriques induits par les champs magnétiques produits par cinq brosses à dents électriques disponibles dans le commerce, et trois lampes à polymériser de fréquence de 1-2 000 Hz, à l'aide d'un multimètre. Les courants ont été détectés dans des appareils dentaires fabriqués avec divers métaux, y compris dans les brackets en zircone, plus susceptibles d'induire des courants, ainsi que dans les tissus durs humains.

Les résultats des tests ont été publiés récemment dans le Journal of Electrical and Electronic Systems.